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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 00:00

82 Boulevard de Clichy. C'était le lendemain. C'était la première fois. La première fois où on s'est dit bonjour sur la bouche.

 

6 Avenue de Villiers. 7 Place de Clichy. 2 Boulevard de Rochechouart. Avenue Michal. Place du 11 Novembre 1918. 118 Rue des Dames. 1 Avenue Laumière. 118 Rue des Dames. 10 Rue Elzévir. 18 Rue Barbanègre. 118 Rue des Dames. Parc Départemental de la Courneuve. Parc Départemental de la Courneuve. 118 Rue des Dames. 118 Rue des Dames. 2-8 Boulevard de la Villette. 67 place du Docteur Félix Lobligeois. 66 Quai de la Loire. 118 Rue des Dames. 10 Rue de Trévise. 118 Rue des Dames. 9 Rue Meynadier. 1 Place de la Concorde. 10 Place de l'Opéra. 9 Rue Meynadier. 118 Rue des Dames. 4 Rue Aubry le Boucher. 9 rue Meynadier. Place Napoléon III. 131 Rue des Dames. 118 rue des Dames. 118 Rue des Dames.

C'est tous les autres endroits où on s'est dit bonjour après.

118 Rue des Dames. 118 Rue des Dames. 24 Boulevard des Batignolles. 157 Boulevard de Magenta. 36 Avenue Laumière. Place du 11 Novembre 1918. 2 Avenue de Villiers. 1 Avenue Jean Jaurès. 118 Rue des Dames. 16 Boulevard Malesherbes. 36 Avenue Laumière. 2 Avenue de Villiers. Parc Départemental de la Courneuve. 2 Avenue de Villiers. 17 Rue de Lévis. 118 Rue des Dames. 118 Rue des Dames. 36 Avenue Laumière. 118 Rue des Dames. 36 Rue Bergère. 6 Avenue de Villiers. 2 Avenue de Villiers. 16 Boulevard Malesherbes. 107 Rue de Miromesnil. 36 Avenue Laumière. 6 Avenue de Villiers. 42 rue Rambuteau. 36 Avenue Laumière. 7 Boulevard de Denain. 118 Rue des Dames. 118 Rue des Dames.

C'est les endroits où on s'est dit au revoir.


 

Le 82 Boulevard de Clichy

 

Tous les deux, ces angles de rues, ces boulangeries, ces banques, ces cafés, ces camions de livraison, ces grosses femmes à poussettes, ces bâtiments pareils que sur les vieilles photos, ces kiosques, ces marches, ces enseignes abîmées, ces poteaux d'arrêt de bus, ces parcs, ces clochards, ces bouches de métro, ce gravier, ces numéros incrustés un peu partout, ces arceaux pour vélos, ces noms de gens connus, ces "parents pressés, leurs enfants en manteaux", on les remarque pas sur le coup. Ca vient plus tard.

Pour tous les deux, ils resteront associés à l'autre - ou au souvenir de l'autre - pendant longtemps. Peut-être tout le temps, sauf transformation radicale de la ville.

Cette carte interactive est le propre d'une nouvelle relation. Dans quelques mois maintenant, elle va se figer: qu'on se sépare ou qu'on s'installe ensemble.

Et c'est maintenant qu'on la construit. Quelles Street View as-tu envie de m'associer? 

 

 

J'aurai beau décalquer
Refaire les mêmes parcours
Reprendre les mêmes allées
Au mêmes heures du jour
J'aurai beau être la même
J'aurai beau être belle

Tout y sera

Tout y sera

À part toi

 


Boulevard de Clichy - Ouvert en 1789, il reliait les anciennes communes de Montmartre et des Batignolles. Le Boulevard est intégré à la voirie Parisienne en 1863. Il tire son nom du voisinage de la Place de Clichy, emplacement de l'ancienne barrière de Clichy.

Rue des Dames - Ancien chemin conduisant à l'abbaye des Dames de Montmartre. La rue existait en 1672 à l'état de chemin. Deux résidentes du 118 rue des Dames recherchent actuellement une troisième colocataire.

Avenue de Villiers - Conduisait à l'ancien village de Villiers la Garenne, absorbé aujourd'hui par la commune de Levallois-Perret. Précédemment Boulevard de Neuilly.

Place de Clichy - Emplacement de l'ancienne barrière de Clichy. En 1814, 800 000 soldats Russes marchent sur Paris. Après avoir forcé les barrières de Belleville et de Pantin, ils prennent la butte Montmartre. Le nord et le nord-ouest de la capitale, de Clichy à Neuilly, sont protégés par 70 000 hommes de la Garde nationale. Devant l’avancée des armées ennemies, le maréchal Moncey se porte à la barrière de Clichy. Volontaires, tirailleurs, élèves des Écoles polytechnique et vétérinaire, les troupes de Moncey rassemblent 15 000 hommes. Leur manque d’expérience ne les empêche pas de résister vaillamment.

Boulevard des Batignolles - Longe l'ancienne commune des Batignolles. "Batignolles" est une déformation de "Batillole", diminutif de "Batel", qui désignait la partie du moulin par où tombe la farine. Il y avait encore plusieurs moulins aux Batignolles au XVIIIe siècle.

Boulevard de Rochechouart - Marguerite de Rochechouart de Montpipeau était abbesse de Montmartre.

Boulevard de Magenta - Percée haussmannienne réalisée en 1855 entre la rue du Faubourg-Saint-Martin et le boulevard de Rochechouart, puis en 1859 jusque la place de la République. Magenta est une commune italienne qui a vu les Français s'imposer face aux Autrichiens en 1859.

Avenue Laumière - Xavier Jean Marie Clément Vernhet de Laumière, général d'artillerie, est mort de ses blessures au Mexique - la rue Manin, voisine, était anciennement appelée rue de Mexico.

Place du 11 Novembre 1918 - Armistice. La Place est le parvis de la Gare de l'Est, d'où arrivent et partent les trains pour l'Allemagne.

Avenue Jean Jaurès - Successivement appelée grand chemin de Meaux, route de Meaux, rue d'Allemagne et avenue d'Allemagne, l'Avenue prend finalement le nom de l'homme politique, philosophe et historien.

Rue Elzévir - La rue est ouverte en 1867, d'après le nom d'une famille d'imprimeurs hollandais, en raison du voisinage de l'Imprimerie nationale. Elle était précedemment appelée rue de la Culture Sainte-Catherine (1545), rue de Diane (1598) et rue des Trois Pavillons.

Rue Barbanègre - Elle est nommée en 1868 d'après Joseph Barbanègre, général, défenseur d'Huningue en 1815. Faisait partie de l'ancienne commune de la Villette sous le nom de "rue de Boulogne".

Boulevard Malesherbes - Inauguré par Napoléon III, le boulevard s'inscrit dans la politique de grands travaux menée par Haussmann. Il a absorbé la rue de Rumfort, qui s'étendait entre les rues Lavoisier et de la Pépinière. Il tire son nom de Chrétien Guillaume de Lamoignon de Malesherbes, magistrat et ministre sous Louis XV et Louis XVI.

Rue de Lévis - Cette rue existait au XVIIe siècle dans l'ancienne commune des Batignolles sous la forme d'un chemin conduisant de la rue Saint-Lazare au village de Monceau et à son château. Elle doit son nom à celui d'un propriétaire local.

Boulevard de la Villette - Longe en partie l'ancienne commune de la Villette, annexée en 1860 par Paris (avec Belleville, Grenelle et Vaugirard). L'année précédent cette annexion, il fut décidé la construction d'un marché aux bestiaux et des abattoirs à La Villette entre le canal de l'Ourcq, la route d'Allemagne (aujourd'hui avenue Jean-Jaurès) et l'enceinte fortifiée de Thiers, transférant ainsi sous les futurs murs de Paris les marchés aux bestiaux de Poissy et de Sceaux. Sur les 39 hectares de terrains (portés à 54 hectares) achetés par la ville de Paris pour un montant de 8 500 000 francs (formant aujourd'hui le Parc de la Villette), verront s'élever des bâtiments, dont la Grande halle de la Villette constitue de nos jours le seul vestige.

Place du Docteur Félix Lobligeois - Félix Lobligeois était vice-président du Conseil municipal, radiologue et fut victime de la science. La Place est souvent appelée d'après son ancienne démonimation "Place des Batignolles". A l'époque où elle faisait partie de la commune des Batignolles, c'était la "Place de l'Église" et la "Place de l'Hôtel de Ville".

Quai de la Loire - Les quais du canal de l'Ourcq portent souvent des noms de fleuves et rivières (Loire, Seine, Marne, Charente, Gironde, Oise, Lot, Allier ...). Ici, la Loire.

Rue de Trévise - Le rue fut ouverte sur l'emplacement de l'hôtel du maréchal Mortier, duc de Trévise.

Rue Bergère - Jean Bergier, maître teinturier, louait une terre de labour sur le grand chemin de Montmartre. On l'appela successivement rue du Clos aux Halliers, rue aux Halliers, rue au Berger, rue Bergère (vers 1652). On y construisit les premières maisons en 1738.

Rue Meynadier - Ouverte en 1868 lors de la création du parc des Buttes-Chaumont. Elle tire son nom de Henri Louis René Meynadier, blessé en héros alors qu'il défendait le quartier. Le permis de construire du 9 Rue Meynadier a été accordé en décembre 1892 aux architectes Bertrand (demeurant alors au 63 rue Manin) et Moreau (demeurant alors au 3 place Armand Carrel).

Place de la Concorde - "C’est l’un des monuments les plus célèbres de France, c’est même le plus vieux de Paris, il est placé sur l’une des plus célèbres places de la capitale française et pourtant il n’est même pas français. Il s’agit de l’obélisque de Louxor situé sur la place de la Concorde. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, ce monument n’est pas une prise de guerre de la campagne d’Egypte conduite en 1798 par Napoléon Bonaparte, non, c’est un cadeau que le vice-roi d’Egypte Méhémet Ali fait à la France en 1830 en hommage au Français Champollion qui vient de déchiffrer le secret des Hiéroglyphes.

"La place de la Concorde est l’une des extrémités de l’avenue des Champs Élysées. Conçue au 18ième siècle, elle se trouve sur la ligne historique appelée “voie royale” qui traverse Paris du centre vers l’ouest en partant du palais du Louvre jusqu’à la récente arche de la Défense. La place s’est appelée place Louis XV puis place de la Révolution. Elle a accueilli un temps la célèbre guillotine et c’est pour chasser le spectre sanglant de la Terreur qu’on l’a baptisée place de la Concorde. La Concorde, c’est l’amitié, la fraternité, l’intelligence entre les êtres. Rien à voir avec l’avion supersonique.

"Rebaptisée place Louis XV à la Restauration, puis place Louis XVI, elle reprend ce nom de Concorde en 1830 à l’époque de la Monarchie de Juillet. C’est une période instable pour la France, émaillée de révoltes et d’émeutes, c’est donc avec un certain soulagement que le roi des Français Louis Philippe accueille le cadeau égyptien et décide de l’installer sur cette place si encombrée de symboles. Politiquement neutre, un monument étranger, auréolé d’une histoire millénaire, ne fâchera ni les Monarchistes, ni les Bonapartistes, ni même les Républicains.

"En fait, ce sont deux obélisques, situés devant le temple d’Amon à Louxor, que Méhémet donne à la France. C’est Champollion lui-même qui décide de commencer par démonter celui de droite, le plus abîmé. Datant du XIIIe siècle avant Jésus-Christ, l’obélisque symbolise un rayon de soleil solidifié. C'est un monolithe. Ça signifie qu'il est constitué d'une seule pierre de 23 m, ce qui n'a pas été sans poser quelques problèmes lors de son transfert. Il pèse 230 tonnes et il est gravé sur ses quatre faces de hiéroglyphes évoquant le règne de Ramsès II. Il faudra cinq ans pour que le rayon de granit rose démonté à Louxor se lève enfin à Paris le 25 octobre 1836.

"Il a été emporté avec son piédestal composé de 16 babouins assis mais la pose suggestive des animaux laissant clairement voir leur anatomie a été jugée peu propice à un édifice public. Le piédestal, Il faudra aller le voir au Louvre, département Egyptologie, à quelques centaines de mètres de la place. Celui qui le remplace est un parallélépipède quelconque sur lequel on a gravé en dorure le détail des opérations de transfert du monument. Pour l’anecdote, la France a offert en échange des obélisques une horloge monumentale placée au Caire qui – dit-on – ne fonctionna jamais. Le second obélisque qui, en fait, n’avait jamais quitté l’Egypte, a été officiellement rendu à son pays en 1981.

"A Paris, en 1998, un nouveau pyramidion doré, pointu, a été ajouté au sommet, et il brille maintenant de tous les feux du soleil sur ce que les Français appellent toujours pompeusement la plus belle avenue du monde." Source: Karambolage sur Arte

Place de l'Opéra - Place située devant le théâtre national de l'Opéra.

Rue de Miromesnil - Armand Thomas Hue de Miromesnil était garde des Sceaux lorsqu'on commença à percer cette voie.

Rue Aubry le Boucher - Nommée d'après un boucher appelé Aubry.

Rue Rambuteau - La rue fut ouverte sous l'administration de Claude-Philibert Barthelot de Rambuteau, préfet de la Seine ayant entamé la transformation de Paris qu'allait achever Haussmann. La rue Rambuteau a absorbé la rue des Ménétriers, la rue de la Chanverrerie et la rue Traînée.

Place Napoléon III - Empereur des Français. Précédemment appelée Place de Roubaix, la place est en fait le parvis de la Gare du Nord.

Bouelevard de Denain - Denain est une ville du Nord (le Boulevard débouche sur la Gare du Nord), scène d'une victoire de Villars en 1712.

 

 


 

Sources des informations: Paris.fr, Wikipedia, Govdata.eu, Karambolage sur Arte, Parisenconstruction.blogspot.fr, Paris1900.lartnouveau.com

Image "Le 82 Boulevard de Clichy": via Parisavant.com

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Published by Ugo
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