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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 9 juillet 2010
Reprogrammé par Marie-Christine

  

Quelques affiches signées Greenpeace et tcktcktck, aperçues à l'aéroport de Copenhague.


Avec 10 ans de plus, les principaux acteurs du COP15 s'y excusent : "Je suis désolé. Nous aurions pu stopper la catastrophe du changement climatique... Nous ne l'avons pas fait."


Ils n'ont maintenant plus le choix.


  

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 1er mars
Reprogrammé par Pierre

Le tout premier billet du nouveau blog boitagants.
C'est pas tous les jours un premier billet de blog qu'on vous met comme ça sous les yeux, hein ?



contact


bon. puisqu'il faut bloguer, bloguons.

 

il est vrai que rédiger un blog reste assez incroyable. c'est comme jeter les feuilles griffonnées au vent : seront-elles trouvées? seront-elles perdues? seront-elles lues? est-ce important de le savoir?

 

un graffiti sur un coin d'une table de la classe de philo : d'autres le lirons, écrirons par dessus,

laisser une trace, dimension d'éternité et pourtant si éphémère. jeter une bouteille à la mer (ne surfe-t-on pas sur le net?), bref, le plaisir de l'écriture et de l'extériorisation du journal intime, la dimension intime étant évacuée.

quoique...rendre les choses à ce point visible n'est-ce pas, paradoxalement, les dissimuler mieux encore que sous un oreiller? la lettre volée par D... que toutes les précautionneuse et fastidieuse inspections, radiographies et perquisitions de la police parisienne n'ont su retrouver, n'était elle pas négligement (du moins en apparence) déposée sur la cheminée au milieu de quelques autres feuillés de peu d'intérêt? Edgar Allan Poe n'était il pas un grand écrivain?

 

écrire un « blog ». parce que ce n'est pas réservé au pré-adolescent, à l'homme politique, à la recette de blanquette ou au conseil photoshop. écrire pour écrire. pour partager des émotions, des passions, des idées avec de parfaits inconnus : quelle générosité, pour dire des choses qu'on ne raconte pas aux gens à côté de nous, dans la rue, dans le bus, sur le canapé du salon : quelle lâcheté...

 

alors voilà, je vais faire comme tant d'autres : balancer des idées, des réflexions plus ou moins personnelles en vrac, il y aura des platitudes, des envolés, des retombés, des références, des petits bout de moi et des autres.

c'est comme ça.

ne faites pas cette tête : c'est drôle d'imaginer que quelqu'un d'autre que moi puisse potentiellement lire ces lettres, mots, groupes nominaux, propositions, phrases. Qui êtes vous? vous devez vous ennuyer ferme. ou être très curieux. je préfèrerai.

 

c'est parti : j'ai tourné la clée (de contact!), n'hésitez pas à revenir farfouiller dans la boîte à gants, qui sais ce qui peut se cacher derrière les ricolas et les kleenex ...

 

et sinon, pourquoi "boitagants" : ceux qui ont lu la description auront peut-être relevé la légère référence, et pour les autres :

 
  

Par boitagants.over-blog.com, qui gagne à être connue


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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 06 août 2010
Reprogrammé par Farid

Julien déjeune. Julien déjeune sous le soleil une salade de saison. Julien déjeune sous le soleil une salade de saison, avec tous les gens qu'il aime, tous ceux qui comptent pour lui. Julien est loin des soucis quotidiens. Julien est bien.

Entre deux plaisanteries traversant la table, Julien se dit qu'il est soulagé d'être là. Julien est content de remplir son rôle ici, plutôt que de jouer un rôle ailleurs. Julien voudrait rester là tout l'été.


Après une bouchée de tomate séchée à l'huile d'olive, son portable sonne.


Autour de la table, tout le monde prend un air grave. On dirait que Julien vient de faire une connerie, que c'est sa faute. Sophie soupire carrément quand elle voit que c'est le portable blanc.

Ce portable blanc qui, quand il sonne, oblige Julien à sortir de la pièce d'un pas pressé. "Allô, ..." puis une porte qui claque. Ce portable blanc qui, quand il est collé à l'oreille de Julien, oblige ce dernier à s'énerver. Ou du moins à avoir l'air tendu.

Tendu, il l'est maintenant. Julien, qui était bien il y a quelques secondes, même pas une minute, est maintenant tendu. Pourquoi ? Parce qu'ici, il n'y a pas de portes qui claquent. Et tout le monde entendrait tout. C'est pas très grave remarque, tout le monde a ce genre d'obligations. Mais là, non, Julien n'a aucune envie de répondre. Pas aujourd'hui, pas comme ça.

Sophie, comme les autres autour de la table, a droit au portable noir. Julien aurait préféré que ce soit celui-ci qui sonne, mais les gens qui comptent dans le répertoire du portable noir sont de toutes façons autour de cette table. Les gens qui comptent sont de toutes façons tous dans le répertoire du portable noir. Mais quel con, ce portable blanc !


"Bah? Tu réponds pas?"

lui demande Thomas la bouche pleine.

 

Celui-là n'a apparement pas conscience de la situation à laquelle est confronté Julien. D'ailleurs, ça y est, les doigts de Julien tremblent un peu, incertains. "Mais où est le silencieux déjà?". Sa voix aussi trahit le malaise.

Une oeillade vers la salade. Le contraste de la situation avant que le portable blanc ne sonne et la nervosité présente est trop important.


"Trop!"

gueule Julien en projetant le portable blanc contre le sol gris. Cassé.


Un temps où tout le monde se regarde, regarde aussi le portable blanc pour vérifier s'il est cassé. Et oui, il est bien cassé. Une voix dans le fond a même dit : "cassé".

Et Julien plonge sa tête dans l'arme du crime - sa main, qui en tremble encore. Ce mouvement de relâchement de tension décrit un arc de cercle depuis la position levée de la tête de Julien et sa configuration repos. Julien conclue cette jolie séquence visuelle d'un soupir ou peut-être du début d'un sanglot.

Laurence, qui passait dans le couloir souffle à Julien : "c'était ta femme?". Thomas lui tape sur l'épaule et soupire : "allez mec, tu t'en fous de ce qu'elle a à te dire". Sophie, la directrice, se levant pour reprendre le travail, lui affiche son soutien, l'air strict :

 

"elle pourrait te laisser tranquille, quand tu es au bureau".

 

La gorge étroite, Julien murmure "c'est...". Tout le monde fait silence pour pouvoir l'entendre "c'est tout le temps pareil... l'autre jour c'était mon frère... la semaine dernière un...". Julien hésite à confesser qu'il voit d'autres amis le week-end. Trop tard, il avait dit "un". Il continue donc "un pote de foot... ils me bouffent la vie... c'est... c'est 24 heures sur 24 quoi... c'est... infernal... et maintenant, elle voudrait qu'on parte en vacances... mais elle se demande même pas ce dont j'ai envie, moi!". Julien doit se calmer. De toutes façons, maintenant, tout le monde est déjà levé pour reprendre le travail. "C'est vrai... mince... Quelle vie je mène?"


Alors, tous les gens qu'il aime l'ayant laissé seul, Julien recule sa chaise dans un son de reniflement puis se sèche sur sa manche.

Il restera un peu de tomate séchée à l'huile d'olive dans la salade de saison de Julien.

 

portable-blanc.JPG


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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 19 juillet 2009 dans le projet N+2
Reprogrammé par Romain

A la place de l'air

C'est le crépuscule sur Potsdamer Platz. Je me rends compte que je suis à la fois absent et présent. Un statut de demi-dieu, un ange, le résidu d'une faille dans le continuum espace-temps.

Absent parce qu'étranger, ne communiquant que très peu et assez laborieusement. Je ne ressemble à personne avec mes cheveux et mon teint de sudiste.
Et pourtant, je suis là, présent, je me fonds dans la masse en ayant une petite sacoche comme seul bagage. J'échange des regards, j'occupe une place.

Le métèque invisible et le monsieur-tout-le-monde extravagant. Simultanément. Dans le même corps, ça se mêle.

La quatrième dimension.



  


C'est le crépuscule sur Potsdamer Platz.

Un type, zébulon, l'air artiste maudit s'installe pas loin de moi avec un énorme appareil photo. Il ne veut pas prendre les tours. Il me regarde. Au "j'ose, j'ose pas" habituel, il trouve la parade en s'éloignant d'une quinzaine de mètres. Je fais genre je l'ai pas remarqué.

Un autre, vagabond chauve et bourru, l'air mauvais tourne autour du kiosque en bouffant des petits pains et en gueulant des "Sheizeuh". A être resté là plusieurs heures, je sympathise avec lui.(*)

Un autre, visiblement indien ou pakistanais, court avec un chariot en plein milieu de la route. Il rejoint le trottoir, et, au regard étonné des passants, il répond en mettant son doigt devant sa bouche : "chut! Il faut pas le répéter".



Les clés de l'auberge de jeunesse rendues depuis ce matin, je vais passer la soirée dehors. Je ne sais pas encore exactement ce que je vais faire. Cette ville est vraiment géniale, mais la nuit, je ne sais pas à quoi elle ressemble. Alors c'est inquiétant, mais aussi excitant.

C'est ça, je bascule entre inquiétude et excitation, la journée aussi.

Inquiétude de me lasser des villes, de mon "concept". C'est peut-être dû à la fatigue. Cette nuit, je ne vais certainement pas beaucoup dormir, je me suis assoupi dans un parc cet après-midi. C'est un bonheur de s'assoupir dans un parc inconnu.
Inquiétude par rapport au reste du voyage. C'est long, est-ce que je vais tenir ?

Excitation quant à la découverte. Découvrir toujours de nouvelles choses (ça c'est fait). Et découverte aussi de nouvelles manières de les découvrir (ça, ça reste à découvrir).
Car ce voyage reste long, et malléable : ça c'est excitant.



  


Ici, le vélo est roi. Seuls les marginaux ou ceux qui viennent d'attacher leurs vélos marchent à pied.

Un couloir au moins sur la route et un couloir au moins sur le trottoir leur sont réserves. Et ce ne sont pas les vélos qui font attention quand ils tournent à gauche, mais les voitures qui attendent systématiquement avant de tourner à droite.

Pour les attacher, ce ne sont pas les endroits qui manquent. Au pied de chaque tour de bureaux, ils sont empilés comme des épingles sur un aimant. Et les journaux locaux se disputent pour dessiner leur logo sur les attache-vélos "mobiles" à 6 emplacements. Il y en a un devant chaque papeterie.

Mais ils ne sont pas toujours attachés. Comme chacun en a un et que les marginaux s'en foutent, le risque de vol est minime. Enfin, la DB - équivalent de la SNCF à la base, mais devenant
l'équivalent de JC Decaux tant elle est omniprésente dans la ville - met à disposition un peu partout des vélos qui se débloquent par téléphone. Il n'y a pas de bornes spécifiques : on les retrouve là où le précédent l'a laissé.
"Mais alors, on peut l'emmener chez soi?"
"Ferait-on cela à Berlin?"

Demain, je touche la Suède.



 

(*) Après quelques paratages de récits d'aventures alors qu'il fait encore beau et jour sur Postdamer platz, la nuit tombe et la pluie aussi. Le vagabond partage un banc avec moi dans la gare centrale soutteraine. Il me propose de l'eau minérale et des petits pains. Je refuse poliement. Il devine que je suis français, me félicite pour mon anglais et me dit que sa mère est aussi d'origine française. Je lui dis que je pars en Suède cette nuit. Il est étonné qu'on puisse faire le trajet direct Berlin-Malmö. Il est étonné, presque jaloux. Il me montre un train en affirmant qu'il va à Vienne. Je demande comment il le sait. Il me dit que c'est par rapport au toit, caractéristique d'un train de nuit. J'ouvre ma gourde pour boire un peu. Il me dit "this is made in switzerland". Je réponds, "no no, it's Decathlon... a... french store".


Une fois l'averse terminée, je le quitte. Je dois partir à pied à une autre gare. Dans la nuit noire, je marche d'un pas très pressé. Après 5 minutes de marche, le même vagabond me tappe sur l'épaule :
" - Do you really go to Sweden ?
- Yeah, really, I go to Sweden !
- Oh... great.
- What do ya want ?
- ... I go to Sweden with you !
- Come on, you can't, I've booked only one ticket several weeks ago. Now, the train must be full...
- Oh...
- I'm sorry guy...
- No, no, you're right. I stay here.
- Well. I leave you.
- Right. Bye boy ! And Vive la France, don't forget it !"


Je suis un peu en retard pour mon train, je dois courir, je me perds dans Berlin la nuit. Personne à qui demander mon chemin et les panneaux indicateurs ne sont pas éclairés. Je traverse un (grand) parc en courant et voilà la gare ! Juste à l'heure. Le quai 9. Je descends... Pas de train. Pas de voyageurs. J'attends tout seul 5 minutes. Les annonces ne sont qu'en allemand. Puis je tourne la tête : le train est 50 mètres plus loin. Il est sur le moint de partir. Le temps de monter dedans, et c'est bon.


Je suis en sécurité, je pars vers ce qui m'a fait voyagé. Et je discute avec ma voisine de couchette en galérant avec mes draps de couchette (des draps à 3 coins). Elle, son lit est fait parfaitement : "
How did you do ?" (Ok, c'est bon, elle comprend ce que je lui dis, c'est déjà ça...). En revanche, son anglais est tellement parfait que j'ai rien compris à ce qu'elle m'a répondu. Tant pis, mon lit est vaguement fait.
Tant pis, la conversation sera moins intéressante qu'avec le vagabond.


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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 30 décembre 2009
Reprogrammé par Jérôme
Vendredi

- P'tain, ce soir il faut que je parte hyper tôt.
- Ah ouais ?
- Ouais, je dois aller récupérer mon scooter, je pense avant 19h pour être sûr que le garage soit ouvert.

Lundi

- P'tain, c'est vrai que j'ai toujours pas récupéré mon scoot moi.
- Ah ouais, tu l'as pas repris vendredi ?
- Non, même pas. Ces connards, ils ont fermé hyper tôt. Je suis parti à quelle heure ?
- Je sais pas, 17h30. Peut-être 18h....
- Ouais, et ben le temps d'y arriver... Ca veut dire qu'ils ont fermé avant 18h30 quoi ces connards.
- Ah ouais ?
- Ouais, et en plus ils sont même pas ouvert le samedi les mecs. Attends c'est bon quoi, ils avaient qu'à être profs de mécanique s'ils voulaient pas taffer.
- Ouais.
- Ouais, attends c'est bon quoi, on est pas en province. Encore quand j'habitais à Lyon... Attends, Lyon ça doit être la ville la plus mal foutue au niveau des horaires. Les commerçants ils ouvrent à 7h du matin alors qu'il y a personne, donc ils se font chier. Je sais pas pourquoi ils ouvrent aussi tôt. Ils sont tous seuls, ils s'emmerdent dans leur boutique comme des cons. Entre midi et 2, ils ferment parce que - évidemment - ils déjeûnent, alors que tout le monde a envie de faire du shopping. Et puis le soir, ils ferment à 17h30 18h. Exprès, comme ça quand tu sors du taf, tout est mort, tu peux rien faire quoi.
- Ouais, après c'est peut-être un style de vie différent...
- Non mais c'est vrai que c'est des gros connards les commerçants de Lyon.

 


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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 19 septembre 2009
Reprogrammé par Sophie

Quand on sait qu'on a encore quelques années à vivre, alors on sait qu'on aura encore certaines odeurs dans la tête. Encore quelques sensations, au moins une fois.

Encore ces moments où on sait qu'on a blessé quelqu'un sans le faire exprès, juste à cause d'un quiproquo.

Encore ces moments à parodier tous en coeur les incompris du second degré.

Encore ne pas savoir où ouvrir les yeux.

Encore se dire qu'il fait beau.

Encore se voir dire qu'il fait gris.

Encore entreprendre.

Encore se cogner le pied contre un meuble et savoir qu'on va avoir mal. Plus mal encore qu'au moment de cette réflexion.

Encore assis au restaurant, ne pas savoir quoi dire.

Encore rentrer chez soi et entendre un rire étranger.

Encore la jalousie.

Encore attendre la libération d'un guichet, un numéro à la main.

Encore la gorge liée par un mensonge bienveillant.

Encore attendre quelqu'un ou quelque-chose en voyant les minutes défiler, puis les heures.

Encore un choix cornélien qui se présente.

Encore être en retard et se dépêcher.

Encore écouter les autres parler des autres.

Encore devoir parler de soi.

Encore faire connaissance.

Encore faire preuve de performance.

Encore ne pas être reconnu à sa juste valeur.

Encore gaffer.

Encore nettoyer son appartement
parce que des invités sont attendus en prétendant qu'on l'aurait fait de toute manière.

Encore fêter son anniversaire.

Encore casser son image.

Encore se brûler la langue.


Encore s'intégrer dans une conversation.


Encore renverser un verre chez des gens qu'on ne connaît pas si bien que ça.

Encore inexorablement se rapprocher d'une personne, tout en s'en éloignant à première vue.

Encore aller chez Ikea et se dire qu'on devrait y aller plus souvent.

Encore vouloir vivre d'observation et finalement ne rien vivre du tout.

Encore se dire qu'on a pas fait assez de sauce pour les pâtes.

Encore partir en vacances.

Encore revenir de vacances.

Encore chercher ses mots.

Encore trouver la porte de sortie en soupirant qu'on ne trouve pas les mots.

Encore constater un déséquilibre.

Encore courber le dos, attendre que la période passe, puis abandonner, la faire passer.


Encore ne pas aller réchauffer son plat par politesse chez sa belle-famille, alors que manifestement, c'est froid.


Encore avoir l'air d'un con avec un gobelet à la main, le regard dans le vide, des cercles de conversations autour.


Encore nouer des preservatifs.


Encore griller la priorité.

Encore se voir griller la priorité.

Encore couper la parole.

Encore se faire couper la parole.

Encore attendre la fin du match de foot pour rentrer chez soi.

Encore attendre qu'elle mette ses chaussures pour sortir de chez soi.

Encore ne confier à personne sa surcharge de travail, parce que ça n'intéresse personne de se surcharger.

Encore proposer de faire la vaisselle chez des amis.

Encore voir par des amis
faire semblant de proposer de faire la vaisselle chez soi.

Encore jouer au Pictionnary avec des gens plus stupides que soi.

Encore se faire chambrer au Scrabble par des gens plus malins que soi.

Encore tomber amoureux.

Encore devoir séduire.



Encore la vie... Au moins une fois.



Encore, quand on sait qu'on a encore quelques années à vivre, les passer à prouver sa valeur.


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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 00:00
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Déjà paru le 19 décembre 2008
Reprogrammé par Claudio

Dans une vie passionnante, il y a toujours ces moments où on lave par terre.


Mais De Gaulle ? Il lavait par terre De Gaulle ?

Non, il avait une femme.


Ben oui, c’est comme ça, quand on vit accompagné, l’un des accompagnateurs a la possibilité d’avoir une vie dépourvue de serpillère.


D’ailleurs enfant... Je lavais pas par terre enfant...

Non, j’avais une môman.


  

Et je me souviens quand il lui prenait de déplacer mes peluches, puis mes BD, puis mes jeux vidéos, puis mon chargeur d’ordinateur.

Je me souviens aussi de cette impression d’enfermement qu’on ressentait avec mon pôpa. Certaines parties de la maison nous étaient interdites. Voyant ses accès à la cuisine restreints, mon pôpa devenait un homme affamé, un lion en cage. Enfermé dehors.

Jeter un emballage, se laver les mains, manger relevait de l’expédition. Pire, on se cachait de la ménagère d’alors moins de 50 ans pour enjamber un étang d’Ajax. Cela pouvait rendre fou, au même titre que le rubik's cube.


Elle, ressortait les vieux chaussons et nous embrouillait de zones propres, zones semi-propres, zones sales et no-mans-land. Les passe-droits étaient des chaussons, des chaussettes, des chaussettes propres ou des pieds nus. Prenez tout-ça, mélangez dans un rubik's cube et vous trouverez la logique de la ménagère vue par moi et le lion en cage.


La situation devenait parfois intenable. A tel point qu’un jour, je me souviens, le lion en cage et moi-même avons fui le foyer tant que la porte principale était encore accessible.

Un déjeuner en tête à tête à 11 ans avec un lion, ça marque.


Pourquoi cette sensation d’enfermement et cette pulsion de fuite ? Je ne comprenais pas pourquoi un pôpa si sage pouvait se laisser rendre fou par un rubik's cube.


Dans une vie passionnante, il y a toujours ces moments où on lave par terre.


Aujourd’hui, je lave par terre. Dans mon 18m², il n’y a que quelques enjambées de linot. Mais comme il faut bien les laver un jour, et que dans une vie passionnante, il y a toujours ces moments où on lave par terre, alors je lave par terre aujourd’hui.


C’est assez amusant. Mais ça en fout plein les mains.

Mince, j’avais pas remarqué que ce linot était placé dans un passage stratégique. 80 cm de largeur de sol mouillés bloque l’accès à la kitchenette, la salle de bain et la porte d’entrée, donc de sortie.


Me voilà cantonné à 10m².

  

10 m² ou peut-être 9 où je passe de toute façon le plus clair de mon temps.

9m² ou peut-être 10 avec un ordinateur, une fenêtre, une télé, un lit. Mais savoir que je serai cantonné à ces 9,5m² pendant une durée indéterminée est inacceptable.

Pire, je ne peux m’en prendre qu’à moi-même et je ne peux pas sortir de la cage.


J’aurais préféré ne pas le savoir.

D’ailleurs la prochaine fois, je ferai en sorte de ne pas me mettre au courant.


Peut-être est-ce pour cela que, parfois, sans explication, en rentrant de l’école, du collège, du lycée, puis « des cours », je retrouvais mes peluches, mes BD, mes jeux vidéos, puis mon chargeur d’ordinateur étrangement déplacés.


Et accessoirement plus propres.


Par préservation.

Par amour.


Dans une vie passionnante, il y a toujours un moment où on résout l’équation du rubik's cube.


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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 00:00

Une année.

Et puis une autre année.

Voilà, toutattaché a 2 ans aujourd'hui. Ca veut dire que vous avez vieilli de 2 ans par rapport au moment où toutattaché est né.

A cette occasion, je me disais que ce serait pas mal de faire un truc spécial.

Les meilleures parutions des 2 premières années, par exemple. Sur tout le mois de décembre. Un article par jour. A partir de dans quelques jours.

 like stamp 2.0 

Pour ses 2 ans, toutattaché ouvre sa programmation

 

2.0, pour ceux qui ont fait un master de communication, ça veut dire en gros que c'est interactif. En l'occurrence, c'est l'ouverture temporaire de la programmation aux lecteurs.

Je vous propose de fouiller dans les pages d'archives et de proposer en commentaire la parution de votre choix. Celle que vous aimeriez voir mise en avant durant ce mois de décembre. Avec votre prénom à côté.

Seulement 30 places, donc. Et déjà des participations, via facebook.

 

A vous !

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 00:00

Petit coup d'oeil sur un projet perso.

La vidéo de présentation de l'association étudiante dont je fais partie. Rien d'exceptionnel, pas de quoi poster sur fubiz. Mais je m'y suis beaucoup investi, comme d'autres personnes. On est parti de rien, puis une idée en entraînant une autre, entraînant l'écriture d'un scénario, la recherche d'une caméra, la distribution des rôles, la mise en place d'une date, le montage, ... On est arrivé à ça.

Ah, c'est beau la gestion de projet.


Screen-shot-2010-11-25-at-11.01.26-PM.png

Déjà 148 vues entre 20h (mise en ligne) et minuit.

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25 novembre 2010 4 25 /11 /novembre /2010 00:00
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