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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 00:00
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Published by Ugo
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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 00:00

Des distractions gratuites


Si on repasse du côté consommation. On peut donc vivre de contenus offerts. Nos loisirs en ligne peuvent être gratuits.

Je précise, parce qu'une vieille tante se demandait récemment comment je faisais pour dépenser que 400 euros par mois. Elle avait l'air désolée pour moi, parce que j'allais pas au cinéma.

Mais n'est-ce pas évident ? N'appartient-il pas à chacun de consommer les contenus gratuits des autres - et pourquoi pas d'en créer ?

 

Et dans les loisirs off-line également d'ailleurs. N'est-il pas réalisable de courir avec ses vieilles baskets plutôt que d'acheter une carte fitness ? Enfin, pourquoi prendre une chambre à l'hôtel de la plage quand on peut bronzer sur son balcon ?

Finalement : Les 3 derniers étages de la pyramide de Maslow ne sont-ils pas gratuits ? La 4e allocation du budget n'est-elle pas de 0 ? Le revenu disponible des ménages a-t-il même lieu d'être ?

Non parce que, c'est moi ou : Y'a plus que les vieux qui vont au restaurant ? Les cinémas font faillite ? La piscine c'est pour les riches ?


Des loisirs en ligne payants

 

Le jeune pauvre paye déjà par son temps de cerveau disponible. Par ses yeux et ses oreilles, en consommant gratuitement de la pub. Mais est-il prêt à payer avec du vrai argent - sans passer par des vendeurs d'espace, des agences de voix-off et des flasheurs de bannières ?

 

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Deux solutions Suédoises plutôt innovantes. Feront-elles payer le jeune sans le sou ?

 

Flattr nous propose d'allouer une somme donnée tous les mois à ceux qui font nos loisirs en ligne.

Le diverti donne par exemple 50€ par mois à Flattr, à partager entre tous ceux qu'il aura apprécié dans le mois. S'il en apprécie 2, chacun aura 25€. S'il en apprécie 25, chacun aura 2€. Ca a l'air de pas mal marcher chez Navo.


Spotify est un superbe logiciel. Ou une superbe application pour ceux qui ont un Mac - genre moi par exemple ouais j'ai un Mac et du coup bah j'ai une superbe application. En version gratuite (Spotify free), on a des trucs en moins : des albums en avant-première, écouter ses musiques à l'autre bout du monde(*) ou hors-connexion.

Mais on a aussi des handicaps : de la voix-off agaçante entre quelques morceaux. Difficile de passer la réclame, qui se met en pause quand on coupe le son. Un moyen quand même d'échapper à la pub sur Spotify : baisser ou couper le son, puis cliquer sur play, attendre que le sponsor se consume et remonter le son.

Si le jeune sans le sou veut arrêter de galérer, il devra passer au moins à la version Unlimited : 5€/mois.

 

(*) Quand le diverti est en voyage, Spotify peut remarquer le changement de sa zone de législation. Et certains morceaux peuvent ne plus être disponibles, protégés par leurs labels. Heureusement, Spotify free prévoit un délai de quelques semaines pour couper les vivres aux férus de Vincent Delerm en voyage en France par exemple. Mais s'il s'agit d'y rester, il est possible que la version gratuite ne suffise pas.

 


Article relatif : Les contenus payants, c'est pour les vieux riches

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 00:00

"Hier, vu que j'avais rien à faire, j'ai regardé toute la saison 3".

Vous avez déjà entendu ça non ? Vous avez bien une vieille copine dépressive ou au chômage.

 

La dernière fois que quelqu'un me l'a dit, je me suis fait la réflexion suivante. Des moyens de créativité, de réalisation et de production de dingue sont mis en oeuvre. Et au final, on en consomme en cliquant frénétiquement sur de vulgaires fichiers vidéos juxtaposés.

 

Et on trouve ça normal

 

C'est pas une critique. D'ailleurs ce billet ne traite pas du téléchargement illégal.

C'est pas une critique : on trouve ça normal. Tout simplement.

 

Consommer des contenus gratuits, c'est devenu normal. Comme de diffuser des contenus gratuits d'ailleurs. Ce que vous lisez, j'y passe du temps, ben vous le lisez gratuitement. Vous y passez aussi du temps, vous me direz. Pas faux. Mais certainement moins que moi. Pendant que j'écris cet article, vous en lisez 3. Pendant que je le relis, vous en lisez 5.

Il y a aussi toutes ces petites quotes qu'on se balance sur facebook ou sur twitter. Ou sur toutattaché, sous forme de vignettes en minuscules. Ca c'est de la réplique de film. Bah c'est gratuit. Et on le consomme vulgairement, comme quelque-chose qui pourrait être entouré d'un contenu publicitaire.


  350D-023.jpg

Illustration empruntable gratuitement en référençant l'aspirant

 

Les références d'aspirants


Plus frappant que le blogging ou le micro-blogging, les contenus vidéos. Mais les amateurs cette fois. De vrais réalisateurs en herbe, parfois en école de réalisation. Des mecs brillants qui passent des semaines et des nuits à monter un court-métrage d'animation 3d. Pour du gratuit. Et on le regarde sur vimeo, tranquille. Contraste : le générique prend un tiers de la durée de la vidéo.

Ils le font pourquoi ? Pas simplement pour le plaisir. Ils le font pour se vendre. Les aspirants concépteurs-rédacteurs, web-designers, motion-designers, directeurs atistiques, journalistes, ... Une référence amateur, un show-reel de débutant.

 

à suivre demain... Le jeune sans le sou va-t-il payer ?

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31 août 2010 2 31 /08 /août /2010 00:00
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balancoire
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23 août 2010 1 23 /08 /août /2010 00:00

C'est quoi sa vie à lui pour se morfondre pendant un an dans un genre de cottage, sûrement en forêt canadienne ?

Ok, c'est tout à fait possible de se morfondre. Ok, c'est possible de vivre au ralenti, un peu comme ce rythme là. 

 

 

 

 

Mais qu'est-ce que c'est que ce fantasme ? Cette image d'un mec qui passe un an à rester chez lui ou sur son terrain, dans sa crasse. Probablement à avoir des visions, à devenir drogué de la machine à écrire et à dormir avec ses lunettes fashion alors que ça fait un an qu'il a pas été à la ville (parce qu'il se morfond dans son cottage).

Sauf une fois, y a 8 mois dans une boutique de livres d'occasion où il a rien acheté.


Jamais Johnny Depp ou le mec de Cocoon ne vont au supermarché ? Jamais ils font la vaisselle ? Jamais ils ont un colis à aller chercher à la Poste ? Jamais ils se font un week-end plage avec des potes ?

Et jamais ils ont du travail ?

Qu'est-ce qu'ils foutent à part écouter la chanson préférée de leur muse à la radio et froisser des pages de manuscrit ? Jamais, ils ont une vie normale ? Jamais ?

 

P1150766


Et jamais, il y a un réalisateur Hollywoodien qui nous montre des personnages - des pleins, des vrais, des beaux - qui parfois ont rendez-vous à leur banque.

Ces héritiers qui foutent rien de leurs journées usent du fantasme. Et font de ceux qui ont un loyer à payer, de jeunes immatures qui n'ont rien compris à la vie.

 

Des gens torturés, d'accord. Mais au point de ne plus avoir de contact avec la civilisation, tout en ayant la classe, c'est mentir.

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 00:00
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15 août 2010 7 15 /08 /août /2010 00:00

Qu'est-ce que t'en penses ?

Rien.

Rien ? Comment ça rien, tu dois bien en penser quelque-chose.

Non, pas vraiment.

Tu as forcément un avis.

Non.

Tu dis non parce que tu veux pas que je rebondisse, parce que tu veux que j'arrête de te parler en fait ?

Mon avis sur ta réflexion ?

Oui, voilà. Qu'est-ce que t'en penses ?

Ben rien.

Mais si, t'en penses bien quelque-chose.

Non.

Une réaction alors ? Tu peux réagir quand même...

Non.

Un hochement de tête ? Un rictus ?

...

Tu t'en fous en fait.

Non non.

Tu comprends pas ?

Non c'est pas ça.

Tu écoutes pas ? Tu entends pas ?

Non non, c'est juste que parfois j'ai pas de réaction.

Ok.

...

Parce que moi je réagis toujours.

Je sais.

Et c'est pour ça que du coup tu réagis pas ?

...

D'un autre côté, si chacun réagit constamment, la conversation se termine jamais.

...

C'est effrayant, en fait je me rends compte que j'ai toujours ce rôle.

Quel rôle ?

Celui qui relance à chaque fois, du coup je termine jamais les conversations.

Tu veux dire que t'as le dernier mot, mais que c'est jamais toi qui signifie que la conversation est terminée.

Exactement, c'est...

Intéressant.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 00:00
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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 00:00

Julien déjeune. Julien déjeune sous le soleil une salade de saison. Julien déjeune sous le soleil une salade de saison, avec tous les gens qu'il aime, tous ceux qui comptent pour lui. Julien est loin des soucis quotidiens. Julien est bien.

Entre deux plaisanteries traversant la table, Julien se dit qu'il est soulagé d'être là. Julien est content de remplir son rôle ici, plutôt que de jouer un rôle ailleurs. Julien voudrait rester là tout l'été.


Après une bouchée de tomate séchée à l'huile d'olive, son portable sonne.


Autour de la table, tout le monde prend un air grave. On dirait que Julien vient de faire une connerie, que c'est sa faute. Sophie soupire carrément quand elle voit que c'est le portable blanc.

Ce portable blanc qui, quand il sonne, oblige Julien à sortir de la pièce d'un pas pressé. "Allô, ..." puis une porte qui claque. Ce portable blanc qui, quand il est collé à l'oreille de Julien, oblige ce dernier à s'énerver. Ou du moins à avoir l'air tendu.

Tendu, il l'est maintenant. Julien, qui était bien il y a quelques secondes, même pas une minute, est maintenant tendu. Pourquoi ? Parce qu'ici, il n'y a pas de portes qui claquent. Et tout le monde entendrait tout. C'est pas très grave remarque, tout le monde a ce genre d'obligations. Mais là, non, Julien n'a aucune envie de répondre. Pas aujourd'hui, pas comme ça.

Sophie, comme les autres autour de la table, a droit au portable noir. Julien aurait préféré que ce soit celui-ci qui sonne, mais les gens qui comptent dans le répertoire du portable noir sont de toutes façons autour de cette table. Les gens qui comptent sont de toutes façons tous dans le répertoire du portable noir. Mais quel con, ce portable blanc !


"Bah? Tu réponds pas?"

lui demande Thomas la bouche pleine.

 

Celui-là n'a apparement pas conscience de la situation à laquelle est confronté Julien. D'ailleurs, ça y est, les doigts de Julien tremblent un peu, incertains. "Mais où est le silencieux déjà?". Sa voix aussi trahit le malaise.

Une oeillade vers la salade. Le contraste de la situation avant que le portable blanc ne sonne et la nervosité présente est trop important.


"Trop!"

gueule Julien en projetant le portable blanc contre le sol gris. Cassé.


Un temps où tout le monde se regarde, regarde aussi le portable blanc pour vérifier s'il est cassé. Et oui, il est bien cassé. Une voix dans le fond a même dit : "cassé".

Et Julien plonge sa tête dans l'arme du crime - sa main, qui en tremble encore. Ce mouvement de relâchement de tension décrit un arc de cercle depuis la position levée de la tête de Julien et sa configuration repos. Julien conclue cette jolie séquence visuelle d'un soupir ou peut-être du début d'un sanglot.

Laurence, qui passait dans le couloir souffle à Julien : "c'était ta femme?". Thomas lui tape sur l'épaule et soupire : "allez mec, tu t'en fous de ce qu'elle a à te dire". Sophie, la directrice, se levant pour reprendre le travail, lui affiche son soutien, l'air strict :

 

"elle pourrait te laisser tranquille, quand tu es au bureau".

 

La gorge étroite, Julien murmure "c'est...". Tout le monde fait silence pour pouvoir l'entendre "c'est tout le temps pareil... l'autre jour c'était mon frère... la semaine dernière un...". Julien hésite à confesser qu'il voit d'autres amis le week-end. Trop tard, il avait dit "un". Il continue donc "un pote de foot... ils me bouffent la vie... c'est... c'est 24 heures sur 24 quoi... c'est... infernal... et maintenant, elle voudrait qu'on parte en vacances... mais elle se demande même pas ce dont j'ai envie, moi!". Julien doit se calmer. De toutes façons, maintenant, tout le monde est déjà levé pour reprendre le travail. "C'est vrai... mince... Quelle vie je mène?"


Alors, tous les gens qu'il aime l'ayant laissé seul, Julien recule sa chaise dans un son de reniflement puis se sèche sur sa manche.

Il restera un peu de tomate séchée à l'huile d'olive dans la salade de saison de Julien.

 

portable-blanc.JPG

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4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 00:00
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