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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 00:00
vignette en minuscules


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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 00:00
Quand tu es allongée nue sur le dos, tu es juste belle.
Quand je suis allongé nu sur le dos, tu peux deviner ce qu'il se passe à l'intérieur dedans ma tête.
Il y a une injustice.

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17 mars 2010 3 17 /03 /mars /2010 00:00
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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 00:00
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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 00:00
Paru chez le beau Blavog

Un point. Au tout début.
Juste en dessous, maladroitement, nous avons tiré un trait vertical, un peu tremblant en se donnant des rendez-vous, en s’envoyant des pensées électroniques. Ça ressemble à un “i”, un point d’exclamation à l’envers, un truc qui veut rien dire.
Avant de relever le stylo, un virage. Le drôle de “i” était un “j”.

Tu es venue chez moi, il faisait encore beau, j’avais enfin des meubles, tu n’avais plus d’appart’, je ne voulais rien de sérieux, toi, tu t’en fichais. J’ai très vite écrit le “e” en t’expliquant que “moi, je”, en m’excusant mais “je” parce que “je” beaucoup, tu sais ? Tu ne savais pas exactement, je n’étais pas clair, mais tu as dit “d’accord”.

Espace.


Ça ressemble à une croix, comme on en voit plein les cimetières.
Tu es partie en pleurant, je ne sais plus trop pourquoi. Je t’ai couru après je ne sais plus trop comment. J’ai compris que ce n’était pas une croix, qu’il n’y avait rien à enterrer.

Tout va bien, c’était un “t”. Prends-moi dans tes bras.

Une apostrophe comme une virgule suspendue. Un doute qui survole. Qui tourne. Tourne. Tourne. Lentement comme un rapace qui attend de se repaître de nos restes et moi, en dessous, qui attends. Alors que je sais que tu es ce que je veux. Une apostrophe comme une pause et toi, au dessus, qui doute. Je te regarde ne plus savoir si tu veux de moi.
Et puis un matin, alors que tu pars au travail, tu te penches sur mon visage et souffles ton amour sur mes yeux fermés.

Le “a” et le “i” se sont fait tous seuls, sans qu’on s’en rende compte. Ils ont glissé d’une caresse à l’autre. Tiens, regarde ça, ça va te plaire. Tu peux me gratter le dos. Juste là. Je t’ai pris du jus de poire. T’es belle. Je t’ai fait un gâteau. T’as vu son cul ? Attends, tu me chatouilles. Non mais je t’embête exprès. Je savais que t’allais dire ça. Tiens, écoute. C’est rien, jolie, c’est un cauchemar rendors-toi. Il pleut, t’as vu ? J’arrive, je te prends un truc à manger ? T’es beau. Laisse la lumière, sinon je peux pas te mater. Bonne nuit.


Le “m” comme un pont de toi à moi, entre nos deux corps, comme un accord diplomatique, un laisser-passer puis un jumelage, une fusion, un mélange. J’ai appris tes quartiers, tu as arpenté mes rues. Les balades, les raccourcis. Nous nous connaissons bien, le “m” s’est formé là, au creux de tes hanches, au coin de mon cou, les passages secrets, les chemins sinueux, les autoroutes, les tunnels, par monts et par vaux et merveilles.

Alors, je me retourne et je regarde tout ce que l’on a écrit et je te le dis aujourd’hui :

e.


 Texte : Navo
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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 00:00
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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 00:00
Quel con, je devrais pas être en train de prendre ma douche. Pendant que je suis là, comme un con à me rincer, elle doit se réveiller tout doucement.
Je devrais être en train de la regarder ouvrir les yeux avec le soleil qui met en lumière les poussières de son visage.

Je devrais être en train de prendre une photo d'elle s'asseyant sur le bord du lit, un peu souillée mais pas trop. Gentillement quoi. Ou avec ses cheveux blonds un peu gras, la bouche crispée, les yeux mi-ouverts et sa main devant l'appareil.
Au lieu de ça, je me suis levé, comme un con, comme les autres jours et je suis allé direct vers la douche. Zombie, parce qu'il faut pas traîner. Routine, alors que ça faisait quand même 4 mois et demi.

Et quand je vais sortir, on va rien avoir à se dire, moi je serai lavé, elle va se passer un coup sur la figure - quel con, j'ai même verrouillé la salle de bain. Et puis après, ça va être ambiance, y'a de la confiture si tu veux. Ses petits seins libres se retrouveront sous un vêtement et on va croquer chacun de notre côté de la table, et même pas s'embrasser. Les dents auront à nouveau plus d'importance que la langue.

Au lieu de ça.

Au lieu de ça, je sors tout mouillé, elle est pas là. Evidemment, quel con, elle est partie cette nuit. Evidement, quand j'insitais à lui dire qu'elle pouvait rester, si elle voulait. Au lieu de ça, elle a mis en statut facebook : "l'alcool c'est mal".

Quel con d'avoir pris cette douche.
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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 00:00

Et quand toutattaché aime, toutattaché relaie...
Le tout premier billet du nouveau blog boitagants.

C'est pas tous les jours un premier billet de blog qu'on vous met comme ça sous les yeux, hein ?



contact


bon. puisqu'il faut bloguer, bloguons.

 

il est vrai que rédiger un blog reste assez incroyable. c'est comme jeter les feuilles griffonnées au vent : seront-elles trouvées? seront-elles perdues? seront-elles lues? est-ce important de le savoir?

 

un graffiti sur un coin d'une table de la classe de philo : d'autres le lirons, écrirons par dessus,

laisser une trace, dimension d'éternité et pourtant si éphémère. jeter une bouteille à la mer (ne surfe-t-on pas sur le net?), bref, le plaisir de l'écriture et de l'extériorisation du journal intime, la dimension intime étant évacuée.

quoique...rendre les choses à ce point visible n'est-ce pas, paradoxalement, les dissimuler mieux encore que sous un oreiller? la lettre volée par D... que toutes les précautionneuse et fastidieuse inspections, radiographies et perquisitions de la police parisienne n'ont su retrouver, n'était elle pas négligement (du moins en apparence) déposée sur la cheminée au milieu de quelques autres feuillés de peu d'intérêt? Edgar Allan Poe n'était il pas un grand écrivain?

 

écrire un « blog ». parce que ce n'est pas réservé au pré-adolescent, à l'homme politique, à la recette de blanquette ou au conseil photoshop. écrire pour écrire. pour partager des émotions, des passions, des idées avec de parfaits inconnus : quelle générosité, pour dire des choses qu'on ne raconte pas aux gens à côté de nous, dans la rue, dans le bus, sur le canapé du salon : quelle lâcheté...

 

alors voilà, je vais faire comme tant d'autres : balancer des idées, des réflexions plus ou moins personnelles en vrac, il y aura des platitudes, des envolés, des retombés, des références, des petits bout de moi et des autres.

c'est comme ça.

ne faites pas cette tête : c'est drôle d'imaginer que quelqu'un d'autre que moi puisse potentiellement lire ces lettres, mots, groupes nominaux, propositions, phrases. Qui êtes vous? vous devez vous ennuyer ferme. ou être très curieux. je préfèrerai.

 

c'est parti : j'ai tourné la clée (de contact!), n'hésitez pas à revenir farfouiller dans la boîte à gants, qui sais ce qui peut se cacher derrière les ricolas et les kleenex ...

 

et sinon, pourquoi "boitagants" : ceux qui ont lu la description auront peut-être relevé la légère référence, et pour les autres :





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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 00:00
Ecouter les gnossiennes d'Erik Satie dans l'ordre : d'abord la 1e, puis la 2e, ensuite la 3e, la 4e, etc. Arriver à la dernière et être surpris qu'il n'y en ait plus d'autres.
Alors, les réécouter en commençant par la première, puis la deuxième, ensuite la troisième, la quatrième et cætera.

Pour ceux qui ont la chance d'avoir Spotify.
Pour les autres, je parraine le premier qui me contacte.
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 00:00

In this movie, there's a little boy thinking about people who lived at the apartment where he currently lives, and who are now dead. People who used to sit at the same places, to sleep in the same room during several years. People who trampled the same tiling, and people who strained posing this tiling.

Me, I've always been wondering the same. But when we rent an apartement, we hardely know the last renter's name, an electricty bill, a mailbox, ... So, whoever says name, means 123people. But it doesn't help me to know who tidied its shopping in this closet 15 years ago or who made this snick on the kitchen's switch.

 

The kitchen, here, is shared between 14 students. Whoever says students, means parties. Whoever says parties, means photos. Whoever says photos, means 123people as well. But that's not what I mean.

 

The photos, they are printed for real, put on the kitchen's wall.

 

At the beginning, I didn't pay attention to these, and then it's obvious. The couch, it's the same, but less used. Somewhat as some pictures of our parents, when they were 30.

The floor, likely the same than in the nineties. And the posters, an exquisite corpse decoration, really delicious. They put some posters on the wall and left some cushions on the couch, without knowing they were creating something. Just like the magnets on the fridges. Hundreds of words meaning a million of possible sentences.

There are still some pictures on the angle. Some arms on some shoulders and entered bottles. The faces I can recognize are my kitchen mates'. That's the way I can guess who of them have been living here for a long time. The others, three quarters, no clue. They already look older. They had put the big table at the center of the room and had shared the diner. Uh, funny, the garbage is at the same place today.

 

Students' smiles. Unknown people having fun in my kitchen, here for posterity.

 

Ghosts who are now probably selling hoovers, stocks or websites.

They used to drink between Bruce Lee, Pulp Fiction and the United Kingdom. Now, they decorate their house, staying close to the predefined Ikea style, the style which matches to them.

They used to switch their shelves and to spill some milk on the one below them. Now, they scrupulously clean their fridges.

They used to pill up their dishes.

Now,they put it all inside a big stainless square drawer.


Shit, these pictures stink like death.


http://img638.imageshack.us/img638/1382/p1140201.jpg   http://img196.imageshack.us/img196/3737/p1140199.jpg

http://img687.imageshack.us/img687/7803/p1140198o.jpg   http://img638.imageshack.us/img638/9532/p1140200.jpg

http://img200.imageshack.us/img200/6834/p1140196.jpg   http://img687.imageshack.us/img687/6939/p1140197.jpg



Dans ce film, y'a un petit garçon qui pense aux gens qui ont vécu à l'endroit où il vit, et qui maintenant sont morts. Des gens qui se sont assis aux mêmes endroits, ont dormi dans la même chambre pendant des années. Des gens qui ont foulé le même carrelage et des gens qui se sont cassés pour poser ce carrelage.

Moi, je me suis toujours posé la même question. Mais quand on loue un appartement, c'est à peine si on connaît le nom du précédent locataire, un contrat edf, une boîte aux lettres, ... Alors qui dit nom, dit 123people, mais ça ne me dit pas qui rangeait ses commissions dans ce placard, il y a 15 ans, ni qui a fait cette entaille sur l'interrupteur de la cuisine.

 

La cuisine, ici, elle est partagée entre 14 étudiants. Qui dit étudiants, dit fêtes. Qui dit fêtes, dit photos. Qui dit photos, dit 123people également. Mais ce n'est pas là où je veux en venir.

 

Les photos, elles sont imprimées en vrai, exposées sur un mur de la cuisine.

 

Au début, j'y faisais pas attention et puis ça saute aux yeux. Le canapé d'angle, c'est le même en moins usé. Un peu comme une photo de nos parents à 30 ans.

Le sol, certainement le même depuis les années 90. Et les posters, une décoration cadavre exquis, vraiment délicieuse. Ils ont collé des posters et laissé des coussins sur le canapé sans se rendre compte qu'ils étaient en train de créer quelque-chose. Comme les aimants sur les frigos. Des centaines de mots qui forment des millions de formules possibles.

Il y a encore quelques images dans l'angle. Des bras sur des épaules et des bouteilles entamées. Les visages que je peux reconnaître, c'est ceux de mes collocataires. Comme ça, je peux deviner lesquels vivent là depuis le plus longtemps. Les autres, les trois quarts, pas une idée. Ils ont déjà l'air plus vieux. Ils avaient mis la grande table en plein milieu de la pièce et ils avaient partagé le repas. C'est marrant, y'a les sacs poubelles sont à la même place aujourd'hui.

 

Des têtes d'étudiants souriants. Des inconnus qui déconnent dans ma cuisine, exposés pour la postérité.

 

Des fantômes qui vendent maintenant des aspirateurs, des actions ou des sites web.

Ils buvaient entre Bruce Lee, Pulp fiction et le Royaume-Uni. Maintenant, ils décorent leurs maisons sans trop se démarquer du style prédéfini par Ikea et qui leur correspond, à eux.

Ils s'échangeaient les étagères et renversaient du lait sur celui du dessous. Maintenant, ils nettoient leur frigo consciencieusement.

Ils entassaient leur vaisselle.

Et maintenant ils mettent tout ça dans un grand tiroir carré en inox.


Merde, elles puent la mort ces photos.

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