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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 00:00
Alors, ce matin n'était pas comme les autres matins. Je ne prenais pas ma voiture, mais mon vélo. Au lieu d'aller vers la ville, j'allais dans la direction opposée. Là, derrière les immeubles et les routes. Une grande descente de terre battue. Des pierres à éviter sur le chemin et de grandes courbes. Comme un ruban flottant que l'on aurait fixé pour dessiner ces routes. Ces routes qui se font montagneuses.
Là, je vais m'arrêter là. Aller plus bas serait pénible pour retourner chez moi, au travail. Pour reroutiner.

Je descendais de mon vélo en m'approchant d'une petite fille.

Bonjour, commençait la petite fille.
Bonjour, répondais-je étonné de tant d'audace, tu sais où on est ?
J'ai perdu mes parents.
Tes parents ? Mais, ce ne sont pas les gens sur le banc, là-bas, tout là-bas ?
Non.

Cette fillette d'environ 5 ans était très brune, un regard noir et profond.
Son vélo, son casque, son t-shirt et son pantacourt étaient roses. Des roses pas tout à fait assortis. On doit être en été.
Ses cheveux sont raides et au carré, comme toutes les petites filles de bonne famille. Celle-ci se préparait sans doute à travailler dans un bureau et à gagner tout juste moins que son futur mari. Avant qu'elle ait un crédit sur le dos et des héritiers sur le ventre. J'osais :

Tu veux bien que je te prenne en photo ?
Oui. Je voulais te dire tout à l'heure, c'était sympa de sonner avec ta sonnette quand t'es arrivé.
Ah oui.

C'est marrant la représentation du temps qu'ont les enfants : dire "tout à l'heure" pour quelque-chose qui s'est passé il n'y a pas plus de 40 secondes. Question d'échelle sans doute.
En fait, ma sonnette est cassée, du coup elle sonne tout le temps, dès qu'il y a des bosses. Et ici, c'était gravilloneux, du coup, tout à l'heure, à ce moment là, ça sonnait beaucoup. Allons savoir ce que cette petite imaginait que j'étais, juste à cause de cette sonnette. Un service d'urgence ?  Un adjuvant dans son aventure ? C'est sensationnel tout ce qu'il y aurait eu dans ce cliché.

C'est une situation peu banale, n'est-ce pas ?
Non, ça va.

Quel con, mais quel irresponsable. J'avais devant moi une petite fille de 5 ans.

Tu as quel âge ?
5 ans et demi.

Bon, une petite fille de 5 ans et demi perdue dans un paysage imaginaire, et je trouvais la scène tellement atypique que je pensais d'abord à la prendre en photo plutôt que de l'aider à retrouver ses parents.

Bon, tu venais d'où avec tes parents ?
Par là.
D'accord. Alors, tu penses qu'ils sont pas là-bas ?
...

La petite fille commençait à perdre la dignité et le détachement qu'elle avait dans le regard à notre rencontre. Comme si le fait d'être perdue n'était plus un jeu puisqu'un étranger lui posait des questions sur ses parents. Retour à la réalité, j'avais chassé les fées de sa vision.

Ils sont où tes parents ?
...

Elle se mettait à sangloter, elle qui avait l'air si angélique à mon arrivée. Comme si elle prenait conscience de l'inquiétude de ses parents. A cet instant, cette petite fille de 5 ans et demi semblait prendre conscience irréversiblement de la vie.

Je... je sais pas, reniflait-elle,
pa... par là.
Par là ou pas par là ?
Je... sais pas.

La vélo était par terre. C'est vrai ça, elle aurait pu être tombée. Je me penchais pour voir si elle n'avait pas d'éraflures ou de petites blessures. Enfin rien de cassé. Ou plutôt rien que je ne puisse soigner... Elle avait l'air en pleine forme. Juste tout plein de larmes sur le visage. Tant mieux, je n'aurais pas su quoi soigner d'autre.

Bon, c'est rien, ça va aller. On va aller chercher tes parents, tu veux bien ?
Oui.
Aller, hop, on y va en vélo, tu peux faire du vélo ?
Ben oui, quand même.

Ok, pardon d'avoir douté une seconde qu'une petite fille de 5 ans et demi égarée sur une route de montagne, ou de banlieue ou de je ne sais trop où. Pardon d'avoir hésité à la faire monter sur un vélo, fût-il le sien.

Allez, c'est parti. C'est toi qui me guide.
Oui.
Conduis-moi à tes parents, je voudrais les rencontrer.



Et dans 10 ans ? 20 ans ?
Le vélo rose aura-t-il survécu ? Se sera-t-il adapté ?
A la ville, à l'âge, aux obligations et aux sorties en groupe ?

J'y songe...


Photo : { Angel ?} ... de chez flickr.
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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 00:00
Samedi, 15h40, sans nouvelles de ma demande d'APL depuis 3 semaines, je contacte la CAF sur son site internet.



Sat, Sep 19, 2009 at 3:41 PM
from :
ne_pas_repondre_dialogue@caf.fr
to : toutattaché

La CAF vous répond

La Caf de Lille a bien pris en compte votre demande effectuée sur le site www.caf.fr.

Elle sera traitée dans les meilleurs délais.

Ceci est un message automatisé. Merci de ne pas répondre.



Wed, Sep 23, 2009 at 2:42 PM
from : dialogue.caflille@cnafmail.fr
to : toutattaché

La CAF de Lille vous informe...

Vos Réf :                    

Monsieur                                  ,

votre nouvelle adresse ?
la date de déménagement ?

Cordialement,

Le Technicien Conseil
                            


http://www.caf.fr

Important : Merci de bien vouloir répondre en joignant la copie de ce message.



Wed, Sep 23, 2009 at 4:46 PM
from : toutattaché
to : dialogue.caflille@cnafmail.fr

Re: La CAF de Lille vous informe...

Bonjour,



Ma nouvelle adresse :
              
          
                        
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

ARRIVEE AU 03/08/2009.



Mon ancienne adresse :
              
          
            
59000 LILLE


DEPART AU 31/06/2009.
Note : les APL dont je bénéficiais ne passaient pas par mon compte en banque. Ma résidence les déduisait directement de mon loyer.



La CAF de Issy-les-Moulineaux a reçu il y a près d'un mois un dossier complet de demande d'APL.
Comment puis-je m'informer de son avancement ?



Merci bien,
---
                                


2009/9/23 <dialogue.caflille@cnafmail.fr
>

Vos Réf :                    

Monsieur                                  ,

votre nouvelle adresse ?
la date de déménagement ?

Cordialement,

Le Technicien Conseil
                            


http://www.caf.fr

Important : Merci de bien vouloir répondre en joignant la copie de ce message.




Wed, Sep 23, 2009 at 5:14 PM
from : ne_pas_repondre_dialogue@caf.fr
to : toutattaché

La CAF vous répond

La Caf de Lille a bien pris en compte votre message.

Une réponse vous sera apportée dans les meilleurs délais.

Ceci est un message automatisé. Merci de ne pas répondre.



Tue, Sep 29, 2009 at 2:48 PM
from : dialogue.caflille@cnafmail.fr
to : toutattaché

La CAF de Lille vous informe...

Nous nous excusons du désagrément occasionné.
Votre Caisse d'Allocations Familiales.



Un désagrement, je n'étais pas au courant.
Quelle information.

Où sont mes références ? Où est mon message ?
Quel suivi.



Tue, Sep 29, 2009 at 3:02 PM

from : toutattaché
to : dialogue.caflille@cnafmail.fr
bcc : mort@uxcons.fr

Re: La CAF de Lille vous informe... Réf :                    

Bonjour,

Merci de m'expliquer quel est, justement, le désagrément occasionné.
Cela concerne-t-il la passation de mon dossier  à la CAF de Issy-les-Moulineaux (92130) ?

Pour faciliter nos échanges, vous trouverez le message initial en forwarded.

A votre disposition. Merci d'avance de vos éclairages,

--
                                

2009/9/29 <dialogue.caflille@cnafmail.fr
>

Nous nous excusons du désagrément occasionné.
Votre Caisse d'Allocations Familiales.

---------- Forwarded message ----------

Wed, Sep 23, 2009 at 4:46 PM
from : toutattaché
to : dialogue.caflille@cnafmail.fr

Re: La CAF de Lille vous informe...

Bonjour,



Ma nouvelle adresse :
              
          
                        
92130 ISSY-LES-MOULINEAUX

ARRIVEE AU 03/08/2009.



Mon ancienne adresse :
              
          
            
59000 LILLE

DEPART AU 31/06/2009.
Note : les APL dont je bénéficiais ne passaient pas par mon compte en banque. Ma résidence les déduisait directement de mon loyer.



La CAF de Issy-les-Moulineaux a reçu il y a près d'un mois un dossier complet de demande d'APL.
Comment puis-je m'informer de son avancement ?



Merci bien,
---
              


2009/9/23 <dialogue.caflille@cnafmail.fr
>

Vos Réf :                    

Monsieur                                  ,

votre nouvelle adresse ?
la date de déménagement ?

Cordialement,

Le Technicien Conseil
                            


http://www.caf.fr

Important : Merci de bien vouloir répondre en joignant la copie de ce message.




Tue, Sep 29, 2009 at 3:11 PM
from : ne_pas_repondre_dialogue@caf.fr
to : toutattaché

La CAF vous répond

La Caf de Lille a bien pris en compte votre message.

Une réponse vous sera apportée dans les meilleurs délais.

Ceci est un message automatisé. Merci de ne pas répondre.



Tue, Sep 29, 2009 at 4:19 PM
from : dialogue.caflille@cnafmail.fr

to : toutattaché

Nous accusons réception de votre courriel du 29/09/2009

Origine :  votre messagerie personnelle.


Soyez assuré que celui-ci sera traité dans les meilleurs délais.

Cordialement.

Votre Caisse d'Allocations Familiales.


2009/9/29 <dialogue.caflille@cnafmail.fr
>

Nous nous excusons du désagrément occasionné.
Votre Caisse d'Allocations Familiales.




Oh, un sympa. Dommage qu'il ne se soit pas présenté.

Mais ça fait tout de même beaucoup d'accusés de réception.
5 mails reçus pour 2 informations : la CAF semble s'étonner de mon changement d'adresse - et - j'ai subi un désagrément.

...

Voilà, je suis inconnu à cette adresse.
Plus personne à la CAF ne m'envoie de mails.
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5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 00:00
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 00:00

A bas les discussions sur le sens de la vie.


Tout semble clair : soyons photographes.



Soyons tous photographes.


Vidéos : Chris Weeks
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 00:00
Ils les voient tous les jours à la télé et sur les affiches : les winners, les espions, les forains, les troubadours.
On leur parle des artistes, des politiques, des insouciants, des voyageurs.
Des cinéastes, des magiciens et des photographes.
De ceux qui peuvent penser en semaine vers 11h à peut-être prendre du chocolat dans leur frigo. Des rentiers ou des chômeurs.
De ceux qui vivent à côté, qui ont flairé le bon coup.
"La planque" comme on dit en bas.

En haut, on dit "C'est dur de faire des films, mais travailler pour de bon, c'est pire".
Parce que, eux, en bas, ils sont du reliquat.
Quand on regarde leurs gueules, on est déjà au sous-sol.
Quand on fait la même, c'est qu'on est aussi tout poussiéreux, tout gris.
Les oubliés de la vie fruitée, ceux qui ont raté le train de l'originalité, qui se sont croûté faute d'avoir sauté le pas.

Les gens qui sont là ont probablement une vie sexuelle, des amis et de la famille. Certainement des expressions bien à eux, une façon singulière de rire et de s'exprimer.
Mais là, en bas, rien de tout cela ne transparaît. Des corps et des regards vides. Simplement transportés physiquement. Du bétail.

Les pauvres travailleurs, les travailleurs pauvres, sont dans le métro parisien, et parfois dans les trains de banlieue.
Tous les matins et tous les soirs, au moins 47 semaines par an. Le reste du temps, ils colorent leur quotidien avec des journées rouges, des horizons bleus ou des pistes vertes. Avec des kilomètres de ralentissements et des chassés-croisés.

Les pauvres travailleurs, les travailleurs pauvres, sont dans le sens des départs quand ils partent en vacances, et dans le sens des retours quand ils en reviennent. Ils sont dans le sens des tapis roulants de Châtelet-les-Halles et idéalement dans le sens de la marche dans le RER. Ils se calent aux minutes affichées sur le quai et se rangent au son de la fermeture des portes.
Même la mèche rebelle et le casque assorti au costume sont dans le sens du poil. L'originalité markétée, le décalage factice. Voilà, toi aussi tu te ranges à droite sur l'escalator. Voilà, toi aussi, tu doubles par la gauche. Voilà, toi aussi, tu es accepté. Facile, immergé dans la plèbe. Là, lisse, tu glisses.

Toi aussi, tu élèveras tes enfants à passer par-dessus, au-dessus, là-haut.
Toi aussi, tu les élèveras à s'échapper.

Et les winners, les espions, les forains, les troubadours, les artistes, les politiques, les insouciants, les voyageurs, les cinéastes, les magiciens, les photographes, ... Les décalés doivent tout au métro parisien. Pour un mec épanoui, y'en a dix sous la terre qui essaient de percer.
Et cent qui, résignés, ont rangé leurs perceuses depuis bien longtemps.
Pour un mec un peu connu, rien qu'un peu, y'en a mille qui aperçoivent son portrait dans les journaux gratuits.

Onze millions sept cent mille (11 700 000) individus vivent en Île-de-France.

Plus de sept cent vingt cinq mille (725 000) êtres fréquentent chaque jour le métro parisien.
Et plus précisément la ligne 1 (*).
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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 00:00
La balade du Dimanche
Renan Luce raconte.

Aujourd'hui c'est dimanche, et comme tous les dimanches

Le temps s'est arrêté, il hésite il se penche

Entre l'écho d'hier, et les bribes de demain

Le tac-tic de l'horloge, et c'est l'heure de plus rien




Dis-moi Dimanche
Aldebert se rapelle.
Je garde en mémoire le rituel du film du soir
De mon père qui riait à gorge déployée...
Du grand blond de sa chaussure noire :
"Allez mon grand, il est tard
va vite te coucher!"




Dimanche (nouvel album)
Et Volo résume.
Si j'nous résume c'est du vélo,
Une bande de potes, un cerf volant,
Un bord de mer, les pieds dans l'eau,
De temps en temps.





Pourquoi c'est toujours les mecs les plus grands poètes et les pires vulgaires ?
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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 00:00
Une douce soirée seule.
Chloé n'a ni télévision, ni petit ami.

Dans la douche de Chloé, que des cheveux longs.

Ce soir, Chloé n'est pas fatiguée, simplement besoin de s'imprégner de son intérieur.
Alors, ce soir, Chloé s'assied en tailleur sur son par terre parsemé de coussins.

A travers son verre transparent, Chloé regarde du thé infuser en écoutant du Peter Von Poehl.


A travers le verre transparent de Chloé, Thomas regarde Chloé en écoutant du Radiohead.
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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 00:00
Un enfant et une friandise, les yeux dans les yeux.
La consigne est claire et le choix ouvert : engloutir le
marshmallow ou resister et en avoir un second. Un être si innocent est un émerveillement... Pour les sociologues, les sadiques et les économistes : les enfants sont-ils capables de renoncer à une satisfaction immédiate pour maximiser leurs profits futurs ?
Via


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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 00:00
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18 septembre 2009 5 18 /09 /septembre /2009 00:00
Quand on sait qu'on a encore quelques années à vivre, alors on sait qu'on aura encore certaines odeurs dans la tête. Encore quelques sensations, au moins une fois.

Encore ces moments où on sait qu'on a blessé quelqu'un sans le faire exprès, juste à cause d'un quiproquo.

Encore ces moments à parodier tous en coeur les incompris du second degré.

Encore ne pas savoir où ouvrir les yeux.

Encore se dire qu'il fait beau.

Encore se voir dire qu'il fait gris.

Encore entreprendre.

Encore se cogner le pied contre un meuble et savoir qu'on va avoir mal. Plus mal encore qu'au moment de cette réflexion.

Encore assis au restaurant, ne pas savoir quoi dire.

Encore rentrer chez soi et entendre un rire étranger.

Encore la jalousie.

Encore attendre la libération d'un guichet, un numéro à la main.

Encore la gorge liée par un mensonge bienveillant.

Encore attendre quelqu'un ou quelque-chose en voyant les minutes défiler, puis les heures.

Encore un choix cornélien qui se présente.

Encore être en retard et se dépêcher.

Encore écouter les autres parler des autres.

Encore devoir parler de soi.

Encore faire connaissance.

Encore faire preuve de performance.

Encore ne pas être reconnu à sa juste valeur.

Encore gaffer.

Encore nettoyer son appartement
parce que des invités sont attendus en prétendant qu'on l'aurait fait de toute manière.

Encore fêter son anniversaire.

Encore casser son image.

Encore se brûler la langue.


Encore s'intégrer dans une conversation.


Encore renverser un verre chez des gens qu'on ne connaît pas si bien que ça.

Encore inexorablement se rapprocher d'une personne, tout en s'en éloignant à première vue.

Encore aller chez Ikea et se dire qu'on devrait y aller plus souvent.

Encore vouloir vivre d'observation et finalement ne rien vivre du tout.

Encore se dire qu'on a pas fait assez de sauce pour les pâtes.

Encore partir en vacances.

Encore revenir de vacances.

Encore chercher ses mots.

Encore trouver la porte de sortie en soupirant qu'on ne trouve pas les mots.

Encore constater un déséquilibre.

Encore courber le dos, attendre que la période passe, puis abandonner, la faire passer.


Encore ne pas aller réchauffer son plat par politesse chez sa belle-famille, alors que manifestement, c'est froid.


Encore avoir l'air d'un con avec un gobelet à la main, le regard dans le vide, des cercles de conversations autour.


Encore nouer des preservatifs.


Encore griller la priorité.

Encore se voir griller la priorité.

Encore couper la parole.

Encore se faire couper la parole.

Encore attendre la fin du match de foot pour rentrer chez soi.

Encore attendre qu'elle mette ses chaussures pour sortir de chez soi.

Encore ne confier à personne sa surcharge de travail, parce que ça n'intéresse personne de se surcharger.

Encore proposer de faire la vaisselle chez des amis.

Encore voir par des amis
faire semblant de proposer de faire la vaisselle chez soi.

Encore jouer au Pictionnary avec des gens plus stupides que soi.

Encore se faire chambrer au Scrabble par des gens plus malins que soi.

Encore tomber amoureux.

Encore devoir séduire.



Encore la vie... Au moins une fois.



Encore, quand on sait qu'on a encore quelques années à vivre, les passer à prouver sa valeur.
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