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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 00:00
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2 février 2014 7 02 /02 /février /2014 00:00

Voilà, j'ai bien dansé tout à l'heure, mais là j'ai le non-alcool mauvais, je me suis posé sur le canapé à côté de ce couple que je connais pas qui se pelote.

J'écoute la musique avec compassion pour ceux qui ont certainement composé des vrais trucs biens dans les années 90 mais qui n'ont pas eu la chance de se faire produire, et donc qu'on écoute pas aujourd'hui.

On est en Novembre, je l'ai connue il y a 2 mois. Juste ce qu'il faut pour ne pas trop en savoir sur elle, pour pas qu'elle en sache trop sur moi. Mais un peu quand même, on a validé quelques petites choses l'un sur l'autre. C'est pile la période où le doute s'installe. Ca se passe ou ça se passe pas.

Du coup, c'est sans doute à cette soirée que ça se passera ou que ça se passera pas. Et si ça passe, je veux savoir ce que ça coûte. En expérience de vie. En ambiance.

Je nous imagine nous séparant en 2012, on s'engueulerait très fort. Genre en pleine nuit, tous nus, avec des meubles cassés et tout. Moi gémissant en Français. Elle hystérique en Espagnol.

Ca aurait de l'allure. Alors, hypnotisé par ma projection, pantin, je me lève, je vais vers elle, elle danse avec moi, elle met mes yeux à l'ombre de ses cheveux.

C'est parti pour 3 ans.

 

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30 janvier 2014 4 30 /01 /janvier /2014 00:00
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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 00:00

Tu te souviens? Quand on s'est installés ici, c'était vide, y avait rien, on avait rien. Tu te rappelles du premier dîner-pizza en tailleur sur le parquet? Puis y a eu la petite télé branchée par terre les 3 premiers soirs, tu te souviens? On rentrait du restaurant et on était contents de retrouver notre nouveau chez nous. Même si ça résonnait et qu'il faisait un peu froid sous notre seul drap. On voulait pas aller au ciné, non. On voulait être là!

 

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Y avait une musique enfantine qui me trottait dans la tête. Ca faisait des rythmes différents. Ca tapait sur un piano désaccordé, un xylophone, ça soufflait dans une flûte au hasard. Tu te souviens comme ça sautillait comme ça? Quand ça faisait ces mélodies, on les chantait au hasard ensemble et on faisait des percussions avec les baguettes du jap, au milieu du salon. La bouche pleine souvent. Plus tard, on a retrouvé un bout de riz coincé dans le parquet, tu te souviens?

Il a fallu regarder sur le bon coin, louer une camionette 2 jours pour tout prendre. Et puis remettre dans la rue le meuble télé un peu cassé, à moitié réparé, puis dont la réparation était abîmée. Puis la nouvelle télé, t'aurais pas aimé qu'elle finisse par terre. Pour pas perturber le nouveau ballon, on prennait nos douches ensemble. Mais on restait trop longtemps et on finissait quand même à l'eau froide! Tu te souviens?

Quand il pleuvait dehors, on s'aimait dedans. On se lavait pas toujours le matin, parfois le soir. La pluie normalement c'est une sensation désagréable de mouillé. Mais là, c'était juste une musique. Un clapotis sympa. Ca rendait bien derrière nous, derrière ta guitare. Tu te souviens des mélodies que tu inventais avec la pluie? Une fois, il y a eu du tonnerre, on s'est arrêtés de chanter, on a fait de gros yeux, on s'est regardés. "Oh!" On a ri et on s'y est remis. Tu te souviens?

Bon, on s'installait doucement. Y avait un canapé prune comme tu voulais, le four marchait à peu près, on avait des verres dépareillés, mais on a quand même invité nos potes. Lise s'était assise sur la nouvelle table de nuit parce qu'on avait pas assez de tabourets, et c'était aussi simple que ça. Tu te souviens quand Martin a cramé un bout de papier peint? C'était pas grave, dès lendemain on se mettait à la peinture dans une moitié de l'appart. Toutes les affaires dans l'autre moitié, il a fallu qu'on dorme dans le salon.

Je balançais ma tête de gauche à droite quand tu te brossais les dents dans l'évier. Tu me demandais pourquoi, puis je chantais pour te répondre. Tu te souviens de cette musique qui me passait dans la tête, puis que je passais dans la tienne? Ca faisait une note longue, puis quelques notes courtes, puis une note longue, et ça recommençait un ton au-dessus. Ca partait un peu bas, puis ça montait haut, et ça descendait un peu moins bas. Une gentille grimpée. C'était un peu sucré, tonalité mineur, mélancolique mais joyeux!

On traînait. C'était marrant je trouvais de se réveiller avec le jour et la rumeur de la rue. Surtout le samedi avec le marché, les cris des enfants, les vieilles aux caddies et la gouaille commerçante, tu te souviens? Parfois, on faisait l'amour et le mec gueulait pour vendre ses melons. Je te racontais ça plus tard, une fois qu'on était dans la rue, et tu me disais que tu l'avais pas entendu toi, gueuler pour vendre ses melons. Alors je me taisais. Et puis toi, pour parler, tu me parlais, mais vraiment juste pour parler, on avait l'impression.

Puis il y a eu l'autre moitié de l'appart. La deuxième couche. Ca a séché rapidement et on a pu s'installer.

C'est-à-dire, tout mettre à la bonne place. Se faire offrir 2 nappes. Acheter un aspirateur à miettes. Être bien, quoi. Avoir une vraie assurance habitation, un fournisseur d'accès internet un peu sérieux. Et puis pour la déco, on a choisi de faire chaleureux.

On s'aimait de moins en moins le matin, parfois le soir. Je te faisais de moins en moins sourire avec mes chansons dans la tête. J'avais de moins en moins souvent de chansons dans la tête quand tu étais là, en fait.

Quand on a des invités, on prend l'apéritif sur la table basse, le repas sur la grande table et - souvent après - un thé sur la table basse. Voilà. Depuis. C'est à peu près tout.

Ca roule, oui. Tout roule. Sans encombre.

Ca roule tout droit quoi.

 

 

rhodes-tati.jpg

 

 


Images: Mon Oncle - Jacques Tati

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 00:00

En regardant l'eau ruisseler sur mon ventre, je vois un vieil homme. Un homme qui en est peut-être à sa 20 000ème douche. Dont bien 2 000 dans ce nouvel appartement de la rue Lénine.

En regardant l'eau ruisseler, je vois lutter des poils blancs autour de mon nombril.

Il est peut-être temps.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 00:00
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12 janvier 2014 7 12 /01 /janvier /2014 00:00

Tu traverses la ville avec quelques affaires rassemblées à la hâte. Ton sac n'est même pas correctement fermé. Tu n'as certainement pas assez d'argent et tu n'as pas ta brosse à dent.

Tu traverses quand même la ville. Ce qu'il y a de bien avec cette ville, c'est qu'on ne peut pas changer d'avis au milieu du chemin. On doit aller au bout de la ligne. On ne fait pas demi-tour. Tu hésites 5 fois, 8 fois, mais tu ne reviens pas sur tes pas, tu y vas.

En sortant du métro, tu hésites, tu ne veux pas y aller mais ton corps y va. Arrivé en bas, tu te souviens du code. Tu montes, tu sonnes. Une fois la porte ouverte, tu dis "il m'a foutu dehors".

Elle t'a foutu dehors il y a 4 jours mais elle est bien obligée de t'ouvrir. Tu es tellement relou que même tes potes ne peuvent pas te supporter sur leur canapé.

Tu as fait demi-tour sans faire demi-tour.

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 00:00
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3 janvier 2014 5 03 /01 /janvier /2014 00:00

On vient de l'écrouler sur un lit blanc.

Il est groggy, gaga, il parle charabia. Il s'essouffle pour dire des babebibouba.

 

Moi, je suis à côté. Je dois le regarder complètement nu et à moitié conscient. Lui qui ce midi était vivant, rieur et habillé, dans Milan.

 

Il ne sait pas ce qu'il dit, parfois il se tait. Je me tais aussi, je ne devrais pas.

Il faut prendre soin de lui, surtout de ne pas arrêter de lui parler, ou il partira. C'est ma mission.

 

 

Rescapé d'une avalanche de plaisir, il vient de jouir dans mon lit.

 

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Image by Richard Drew

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 00:00
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