Samedi 14 novembre 2009
Une porte qui claque...
...Au milieu d'une dispute. Ce sera chambre à part.

Une porte qui claque...
...Après l'état des lieux. Dehors avec le propriétaire.

Une porte qui claque...
...Vérouillée par un gardien. Laissant sur 9m².



Une porte qui s'ouvre.
Celle du bistrot. Et ton sourire qui tintinne.
Par Ugo
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Mardi 10 novembre 2009
Des pubères avec des gueules. Des peaux grasses aux traits d'adultes. De grands yeux angéliques qui nous veulent du mal. Des coiffures parfaites prêtes à exploser. Des poupons dépressifs.


En plus graphique, il y a celui-là. Je pense que certains sons s'assortissent particulièrement à ce genre d'interprétation. Un truc avec le piano, certainement.


Celui-ci dans le genre Truffaut pour les cinéphiles. Sony pour les publivores. Ronis pour les photophiles.
Mais pour ceux qui s'y connaissent vraiment, c'est dans le genre Ballon rouge. Ca vous l'auriez lu directement si je m'y connaissais vraiment.


Et enfin en live. Attention, parfois ça peut tuer le charme.


Hey, mais c'est les mêmes qu'au début, en grand !
Dingue.

Au fait, si cet air vous disait déjà quelque-chose, alors peut-être que votre cerveau l'a entendu lorqu'il était disponible.
Par Ugo
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Lundi 9 novembre 2009
Par Ugo
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Vendredi 6 novembre 2009
Oui parce que en fait, Jack doit partir, parce qu'il a trouvé du boulot... ailleurs, loin. Et Katia, bah elle doit rester là, à l'endroit où ils se sont connus, parce que... Bref, il y a du vent, le train va maintenant partir.

Allons-nous se revoir, Jack ?
Non, Katia, vous faites une faute de français. C'est allons-nous nous revoir, ou va-t-on se revoir, mais vous ne pouvez pas accorder le "se" avec le "nous", c'est moche, c'est faux, personne ne fait ça. Et, vous savez Katia, vous n'êtes pas tout à fait moche.
Soit, allons-nous nous revoir, Jack ?
Je ne peux pas vous le promettre, Katia.
Quoi ?
C'est vrai, nous ne pouvons pas nous promettre de nous revoir, alors que rien n'est moins sûr. Ce serait hypocrite.
Alors notre histoire est hypocrite, Jack ?
Non... Enfin si... Mais tout cela n'a rien à voir, ne mélangez pas tout, Katia.
Oh, Jack.
Ce que j'essaie de dire c'est que des tas de gens se promettent de se revoir une fois qu'ils seront séparés par les distances, et ils ne se croisent finalement jamais plus. Alors, voyez-vous, je préfère ne rien vous promettre et ce sera la bonne surprise
, Karen, lorsqu'un jour peut-être...
Qui est Karen ?!
Je vous demande pardon.
Vous avez dit Karen, qui est cette femme ?
J'ai dit Karen ?
Parfaitement, vous venez de le dire.
Et naturellement, vous ne vous appellez pas Karen ?
Mais pas du tout enfin. Je m'appelle Katia.
Oh je vois ! Hahahahaha... Je vous en prie... Katia, Karen, ... Vous êtes vraiment une femme old school. Ah gnagnagna, et je voudrais vous revoir, et appelez-moi par mon vrai prénom. Ca va quoi, on est au 19e siècle
ma petite. Il serait temps d'évoluer un peu maintenant.
Par Ugo
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Dimanche 1 novembre 2009
Ceux qui ont un petit quart d'heure devant eux, cliquez sur le bouton play.
Les autres, cliquez sur le bouton play et cliquez alors immédiatement sur le bouton pause. Réduisez cette page, vous reviendrez plus tard.

Mais t'es relou à nous donner des ordres, c'est quoi ton truc ?
Un court-métrage de Jérémy Clapin, avec la voix de Julien Boisselier. Je l'apprécie dans l'idée et la réalisation, comme vous j'espère.



Comme souvent avec les choses que l'on apprécie, ça fait raisonnance...
Articles relatifs : Trilogie, A la dérive
, Cannibales
Par Ugo
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Mardi 27 octobre 2009

C'est la seule qui compte. Les autres, de plus en plus longues, de plus en plus anodines, ne donnent qu'un empâtement tiédasse, une abondance gâcheuse. La dernière, peut-être, retrouve avec la désillusion de finir un semblant de pouvoir...
Mais la première gorgée ! Gorgée ? Ça commence bien avant la gorge. Sur les lèvres déjà cet or mousseux, fraîcheur amplifiée par l'écume, puis lentement sur le palais bonheur tamisé d'amertume. Comme elle semble longue, la première gorgée ! On la boit tout de suite, avec une avidité faussement instinctive. En fait, tout est écrit : la quantité, ce ni trop ni trop peu qui fait l'amorce idéale ; le bien-être immédiat ponctué par un soupir, un claquement de langue, ou un silence qui les vaut; la sensation trompeuse d'un plaisir qui s'ouvre à l'infini... En même temps, on sait déjà. Tout le meilleur est pris. On repose son verre, et on l'éloigne même un peu sur le petit carré buvardeux. On savoure la couleur, faux miel, soleil froid. Par tout un rituel de sagesse et d'attente, on voudrait maîtriser le miracle qui vient à la fois de se produire et de s'échapper. On lit avec satisfaction sur la paroi du verre le nom précis de la bière que l'on avait commandée. Mais contenant et contenu peuvent s'interroger, se répondre en abîme, rien ne se multipliera plus. On aimerait garder le secret de l'or pur, et l'enfermer dans des formules. Mais devant sa petite table blanche éclaboussée de soleil, l'alchimiste déçu ne sauve que les apparences, et boit de plus en plus de bière avec de moins en moins de joie. C'est un bonheur amer : on boit pour oublier la première gorgée.

 
Texte : Philippe Delerm
La Première Gorgée de Bière et Autres Plaisirs minuscules, l'arpenteur 
Par Ugo
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