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28 juin 2010 1 28 /06 /juin /2010 00:00

Pourquoi faut-il filmer des ballons pour faire passer l'idée des cheveux, du vent, du sable et des espadrilles ?

 







Juste, vu que c'est l'été : toutattaché ne prend pas de vacances.

Vous pourrez checker depuis un cyber-café avec ie6 à Milan,
Votre iPhone en espadrilles aux Baléares,
Ou chez vos parents dans le Loiret.

Bref, vous savez l'idée.
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21 juin 2010 1 21 /06 /juin /2010 00:00

Ce soir, devant la télé, il y a Philippe.

 

Philippe, on lui disait quand il était petit qu'il pouvait être footballeur professionnel. Et puis plus vieux, il s'est dit qu'il pouvait peut-être entraîner. Ca lui plairait bien. Il va certainement contacter le club amateur du coin, ils cherchent un coach pour leurs jeunes. La stratégie, parler aux joueurs, tout ça. Domenech, il l'aime bien. Alors, ce soir Philippe reste silencieux.

 

Il y a aussi Enzo. Son grand-père est espagnol, alors il chambre. Enzo, il a un accent parisien comme pas deux et des expressions vieilles France, comme "comme pas deux". Mais, c'est comme ça, ce soir il va pas arrêter de se plaindre du jeu des Français et rappeler qu'il va se mettre à supporter l'Espagne - mais que de toutes façons, il l'avait déjà décidé depuis longtemps. A chaque passe ratée, il gueule "mais c'est pas vrai, ils ont les pieds cassés!".

 

"Des bras cassés plutôt, tu veux dire", lui répond Chloé. Avant de partir de chez elle, elle a vu sur facebook le lien d'un article de l'Equipe. Le chapô disait que la France manquait de collectif. Alors, dès que l'adversaire récupère le ballon, elle assure que le Français lui a gentiment fait la passe, parce qu'"on manque de jeu collectif, on sait pas jouer ensemble". Enzo a certainement vu le même lien sur facebook, d'après le même ami. Alors il est d'accord et répond "ils vont dire que c'est encore la faute aux Venezuelas".

 

Alors sur cette frappe dans les tribunes, Enzo et Chloé ont soupiré "Alleeeez" en choeur. Pas le "Allez" de "Allez les Bleus", celui de cet insupportable ton ironique de rebèles mainstream "Alleeez, c'est ça, vas-y". Philippe, lui, reste calme. Il se dit que c'est dommage de regarder le match avec deux cons, hurlant avec les loups et se croyant rebèles. Heureusement que Romain est venu plus tôt que prévu.

 

centre d'un terrain de football synthétique

 

Romain voulait les rejoindre à la mi-temps. Il est arrivé 15 minutes après le coup d'envoi. Il voulait manger chez lui, mais de toutes façons les pizzas des autres ne sont pas encore arrivées, alors il les regardera manger et refusera poliement les parts dégoulinantes que ses 3 potes lui tendront.

 

Romain aime le foot, mais il veut pas prendre partie. Ca brasse tellement d'émotion, tellement de cris à travers le monde, tellement de déguisements dans les tribunes que Romain ne voit pas pourquoi, lui, devant sa télé aurait le droit de s'enthousiasmer pour telle ou telle équipe. De pousser virtuellement tel ou tel destin. 

 

On lui dit qu'il est un peu dans son monde, Romain. C'est ça qui lui avait plu à Chloé. Mais là, sans qu'elle l'ait remarqué, Romain est complément ailleurs. Depuis la mi-temps, il passe son temps à observer l'arbitre. Il trouve que c'est intéressant de voir comment le mec se débrouille pour jamais être sur le chemin de la balle, jamais déranger les autres et pourtant bien tout observer - et finalement juger.

 

Alors, sur cette frappe dans les tribunes, Romain sursaute sur le "Alleeeez". Rapport au ton, il en déduit que c'est une tentative ratée. L'arbitre trottine vers le centre du terrain, ce qui a tout l'air d'un 6 mètres. Pas complétement sûr de lui pour autant, Romain glisse un détaché "Ouais, c'est mieux quand c'est d'dans". Histoire d'être sûr. Ca faisait longtemps que Romain n'entrait dans aucun cadre. Mais il tenait à ce que ses réactions ne soient pas complétement à côté.

 

Enzo, concentré sur le ralenti, ose un second "Alleeeez", plus bas. Chloé, considérant la remarque de Romain, lui glisse un malheureux "Bah ouais". Philippe lui sourit.

 

A la fin de la compétition, peu importe le vainqueur, Chloé va quitter Romain.

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 00:00


http://www.docnews.fr/data/classes/actualite/actu_4888_vignette.jpg
BETC Euro RSCG, gracieusement, pour Ni Putes Ni Soumises.


Une simplicité dont je suis féru.

Au fait, gracieusement, ça veut dire que c'est comme la participation amicale de Gérard Depardieu au générique.

Via Docnews

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17 juin 2010 4 17 /06 /juin /2010 00:00
vignette en minuscules

vignette en minuscules

vignette en minuscules
Nouveau !
(putain, comment je le fais bien)
Les vignettes en minuscules publiées jusqu'ici
+quelques nouvelles
sont sur Behance.
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12 juin 2010 6 12 /06 /juin /2010 00:00

 

2010-world-cup-logo.jpgOuais, en me disant "2010", j'essaie de me persuader que c'est un moment historique. Là où je suis, le pays n'est pas qualifié, l'ambiance y est calme comme d'habitude dans ce pays, et c'est tant mieux.


Les commentateurs sont calmes aussi, limite léthargiques. Ils sont même restés silencieux 45 secondes à un moment, enfin au moment où j'ai compté. Ils se sont pourtant excités pendant les matchs de hockey sur glace des jeux olympiques, ou de la coupe du monde de hockey sur glace. C'était sûrement pas les mêmes.


Mais j'essaie quand même de me persuader que c'est un moment historique. En me préparant à manger, je me dis avec une voix de vieux que "au coup d'envoi de la coupe du monde 2010, je faisais chauffer un truc au micro-ondes".


Ouais, la forêt de couleurs dans les tribunes, sur le drapeau, les différents maillots sur le terrain. Je veux me dire que c'est un formidable rassemblement humain. Et que c'est beau. Je me dis que c'est en Afrique du Sud, je me demande le nom du stade. Zut je m'y suis pas assez intéressé, et maintenant, c'est fini. Enfin, c'est commencé.


Et puis il y a peut-être ce con dans les tribunes. Un gosse de riche prétentieux qui était avec moi en cours. Il a écrit dans le journal de l'école qu'il allait passer "quelques jours en Europe", puis qu'il allait aller à la coupe du monde. Il disait à ses potes qu'il fallait qu'ils se voient à Toronto quand il sera "de retour d'Afrique". Une ville contre des continents. Ce bâtard doit avoir l'impression d'être partout chez lui. De saisir le monde à force de prendre plusieurs avions par semaine.


Un nez dans mon assiette, un autre sur l'écran, je dois rester attentif. Ne pas rater le premier but. Et, si possible, être en train de faire un truc original. Un truc classe à raconter avec une voix de vieux.


Le premier match


Sinon côté jeu, je pense qu'une coupe du monde gagne en intérêt quand le pays organisateur sait un peu jouer au football. Sauf si c'est une coupe du monde de hockey sur glace, à ce moment-là, c'est davantage le niveau de hockey sur glace qui importe.


Et j'ai bien aimé la frappe du mexicain vers la 53'. "Le mexicain", ça fait celui qui connaît aucun joueur. "Le numéro 17", ça fait celui qui a noté au cas où on lui demanderait. Et "Dos Santos", ça fait celui qui connaît tous les noms de tous les joueurs, et qui en demande autant à tout le monde. Mais vraiment, j'ai bien aimé cette frappe, soudaine, première lucarne. Et un bel arrêt du gardien sud-africain.


Le gardien d'ailleurs paraîssait effondré au coup de sifflet final. Alors que son équipe s'en sort plutôt bien.


Le deuxième match


En fin de soirée, je m'excuse auprès de mes voisins regroupés pour l'occasion, d'être le français de la bande. Celui qui a poussé les autres à suivre le match. C'est pas qu'ils voulaient regarder quelque-chose d'autre à la télé, juste c'est moi qui me suis pointé un quart d'heure avant le coup d'envoi, qui ai commenté les compositions, qui couinait quand le ballon était en sortie de but, qui me suis jeté la première bière et qui ai monté le son pour l'analyse de Domenech. Tout ça pour "kind of a boring game".


Sinon, j'ai bien aimé le coup-franc de Gourcuff (?), qui m'a rappelé la frappe de l'autre Mexicain.

 

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10 juin 2010 4 10 /06 /juin /2010 00:00

Mathieu Boogaerts, ça te fait remonter de la faiblesse depuis profond. De la faiblesse un peu costaud si tu vois ce que je veux dire. De la faiblesse d'homme.

C'est doux, c'est léger, parfois festif. Et pourtant, ça casse, ça râpe au fond du ventre, ça enfle la gorge. Un peu comme une femme en fait.

Si tu vois ce que je veux dire.

http://img688.imageshack.us/img688/1074/lagorgedemathieuboogaer.png

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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 00:00

Pour une fois, je trouve pas ça stupide de m'adresse à vous comme ça, en tant que blogueur.

Avant que l'idée me passe, j'y vais. Je voulais vous présenter mes plus ou moins nouveaux arrivés dans la colonne de droite, non pas tout en haut, là, voilà : les liens mal référencés.

D'autres l'appellent la rubrique des blogs amis, ou font un jeu de mot avec le nom de leur blog. Ils auraient pu être "toutattachés", mais ç'aurait été échapper à leur situation : mal référencés ils sont. Ce sera leur nom.


Pour commencer, plaisir égocentrique. Celui de se lire sans avoir à s'écrire. La boitagants et le Blavog sont d'âges et donc de dimensions différentes. Mais je reconnais parfois mon écriture chez eux. Alors, bon ben c'est toujours un plaisir d'aller y faire un tour.

Le mec du Blavog, c'est le même qui édite la bande pas dessinée. Et il est pote avec Udner. Une vraie bande de petits malins, qui m'ont inspirés les vignettes en minuscules, ici même. La technique en moins. L'interprétation en libre.


Balmeyer m'a suivi sur twitter. Sans doute par hasard. C'était pas une thread de techniques pour perdre du poids ou pour gagner des followers. Alors, par hasard, j'ai cliqué. Et palalaaaa ! Il faut lire le bonhomme. Je reconnais pas mon écriture, mais un truc mieux. Je me persuadais qu'on pouvait pas écrire mieux ou moins bien, mais juste différement.

Et ben je me plantais. Au moins un peu. C'est à la fois, sobre et hilarant. Classe et vulgaire. Aussi moderne que les poètes du XIXe à leur époque. Un genre de stylé idéal. Dans le registre, il remplacera l'endormi Blog à rythme.


Et, point d'orgue de cet article - j'espère être assez visuel - le blog foot, par Harald et Pat. Pat c'est Balmeyer. Harald, un pote à Pat. Des obsédés d'un souvenir sévillan. Des nostalgiques de la défaite. Des fétichistes de Battiston, martyr à terre. Ruez-vous-y, c'est LE blog de la coupe du monde - j'espère être assez incitatif - qui durera que jusqu'à la fin de la coupe du monde. Vous allez vous marrer, trouver des trucs intelligents et être émus aussi. Enfin, vous je sais pas, mais moi ouais. Nan mais sérieux, allez-y, c'est de la bonne qualité.

Clin d'oeil à Didier, qui réussit aussi à écrire sur du foot. Mais écrire pour de vrai, je veux dire.

Et puis avec tout ça, en mettant le doigt dans l'engrenage, en fouillant de réseau en réseau, je suis tombé sur le journalisme lol. Nouveau mot dans mon vocabulaire, alors je le prends, je l'élargis un peu. Et hop, dedans j'ajoute aux adresses que je découvre, celles que je connaissais déjà. D'où la rubrique lol. Après les liens mal référencés, si vous suivez.


Dernier arrivé : derrière Haycinthe M., se cache Pierre Martin. Rendons à l'un ce qui  l'autre : "Les choses sur lesquelles j'aimerais prendre le temps de me pencher sont presque trop nombreuses" est la première phrase que j'ai lu en arrivant chez lui. Ce mec relisait et intégrait des comptes-rendus de conférence que j'écrivais en job étudiant à Lille. Et ben il m'a retrouvé sur facebook, il m'a fait tourné son blog et c'est cool de sa part.

Il aurait peut-être pas osé s'il avait pas remarqué une chose. Moi aussi, je partageais mes lectures du blog d'Eric Chevillard.


Peut-être prochain départ, ce serait triste : celui du site de Baky Koné*. Attaquant de talent ivoirien. Ayant joué en France chez Lorient, Nice et Marseille. Si son transfert se confirme, il ira au Qatar. A 28 ans. Le club qui l'accueillera n'a ni sa classe humaine,  ni son niveau de football. Je ne comprends pas le choix, mais c'est le sien.

Apparemment, son sélectionneur ne comprend pas non plus. Et oui, Baky qu'on imaginait titulaire avec la Côte d'Ivoire en Afrique du Sud, n'a tout simplement pas été sélectionné. Quand on se régale du style du joueur, qu'on sait qu'une coupe du monde c'est tous les 4 ans et qu'un attaquant n'est plus désirable passé la trentaine. Et ben c'est dur.

Ca sent la pré-retraite, et c'est dommage.



* Pour ceux qui me connaissent personnellement - en tant que personne ne bloguant pas, pas seulement, pas forcément, pas encore - ils savent déjà que j'ai écrit étant jeune pour ce site. 2 fois par semaine, entre 16 et 18 ans, des articles de présentation et des compte-rendus de matchs un peu costauds le samedi soir, avant de sortir. Souvent, on était les premiers dans la soirée à résumer les matchs, avant les sites officiels. Il y a eu aussi une dizaine d'interviews. Certaines ont fait parler.

Et puis Baky est parti à Marseille. D'autres ont écrit. Et puis si Baky part vraiment, personne n'écrira plus.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 00:00
vignette en minuscules

vignette en minuscules

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31 mai 2010 1 31 /05 /mai /2010 00:00

Hier, ses grands yeux tous pleins prêts à pleurer. Ses larges lèvres rouges. Le début de sa poitrine, d'où je pouvais dessiner tout son corps. Cet air humide quand elle approchait sa taille. Ce goût de sang et de chair quand je la touchais.

 

Aujourd'hui, une fille normale. Qui prend son café à la machine à café.

Rappel. Son ricanement qui me résonne dans la tête.


Pourquoi on a partagé tout ça ? Au final, on a quoi en commun ?

Quelconque. Juste une blonde.

Ouais, c'est comme ça que je veux la voir aujourd'hui. Juste une blonde.

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:00

Pardon, mais une récente lecture me pousse à faire une republication. Ma première.

Et du coup, ça fait une courbe un peu serrée dans la ligne éditoriale.

Un article chiant, mais que j'ai écrit et publié de mon propre chef !

 

Mais c'est quoi cette putain de récente lecture ?

À l’école ou au travail, dans la vie privée ou dans la vie sociale, les épreuves sont multiples. La façon d’y faire face se résume à trois stratégies fondamentales : combattre, fuir ou… ne rien faire. | Jean-François Dortier - Combattre, fuir, subir - Sciences Humaines.com

 

Et puis, comme des petites boules de neige, reviennent les souvenirs de la classe de terminale. Google aidant.

 

Le Exit Voice, and Loyalty de Hirschman, entre autres.

Exit, Voice, and Loyalty is a treatise written by Albert O. Hirschman. The work hinges on a conceptual ultimatum that confronts consumers in the face of deteriorating quality of goods: either “exit” or “voice”. In many regards, the treatise is a polemical piece; Hirschman uses his analysis of “exit” and “voice” in order to strike at the foundational assumptions of liberalism as supported by Friedrich Hayek and Milton Friedman. | Wikipedia - Exit, Voice, and Loyalty

 

Et du coup, la republication, bah c'est ça, la matrice de l'interaction individu-environnement :

 http://a33.idata.over-blog.com/572x450/2/37/09/66/Matrice-d-Orlando-copie-1.jpg 

Moi je la trouve pas mal, et pas parce que c'est moi qui l'ai faite. Mais le fait que c'est moi qui l'ai faite, ça me ferait presque regretter mes études.


Y'a quelque-chose d'excitant à ouvrir un livre pour choper des références à son travail. Et voilà, je cite sans vergogne le début du manuel d'Epictète.

1. De toutes les choses du monde, les unes dépendent de nous, les autres n'en dépendent pas. Celles qui en dépendent sont nos opinions, nos mouvements, nos désirs, nos inclinations, nos aversions; en un mot, toutes nos actions. Celles qui ne dépendent point de nous sont le corps, les biens, la réputation, les dignités ; en un mot, toutes les choses qui ne sont pas du nombre de nos actions.

2. Les choses qui dépendent de nous sont libres par leur nature, rien ne peut ni les arrêter, ni leur faire obstacle; celles qui n'en dépendent pas sont faibles, esclaves, dépendantes, sujettes à mille obstacles et à mille inconvénients, et entièrement étrangères.

3. Souviens-toi donc que, si tu crois libres les choses qui de leur nature sont esclaves, et propres à toi celles qui dépendent d'autrui, tu rencontreras à chaque pas des obstacles, tu seras affligé, troublé, et tu te plaindras des dieux et des hommes. Au lieu que si tu crois tien ce qui t'appartient en propre, et étranger ce qui est à autrui, jamais personne ne te forcera à faire ce que tu ne veux point, ni ne t'empêchera de faire ce que tu veux; tu ne te plaindras de personne; tu n'accuseras personne; tu ne feras rien, pas même la plus petite chose, malgré toi; personne ne te fera aucun mal, et tu n'auras point d'ennemi, car il ne t'arrivera rien de nuisible. 

4. Aspirant donc à de si grands biens, souviens-toi que tu ne dois pas travailler médiocrement pour les acquérir, et que, en ce qui concerne les choses extérieures, tu dois entièrement renoncer aux unes, et remettre les autres à un autre temps. Car si tu cherches à les accorder ensemble, et que tu poursuives et ces véritables biens et les richesses et les dignités, peut-être n'obtiendras-tu même pas ces dernières, pour avoir désiré les autres; mais certainement tu manqueras d'acquérir les biens qui peuvent seuls faire ta liberté et ton bonheur.

5. Ainsi, devant toute imagination pénible, sois prêt à dire : «Tu n'es qu'une imagination, et nullement ce que tu parais.» Ensuite, examine-la bien, approfondis-la, et, pour la sonder, sers-toi des règles que tu as apprises, surtout de la première, qui est de savoir si la chose qui te fait de la peine est du nombre de celles qui dépendent de nous, ou de celles qui n'en dépendent pas; et, si elle est du nombre de celles qui ne sont pas en notre pouvoir, dis-toi sans balancer : «Cela ne me regarde pas. | Epictète - Manuel - I

 

Et y'a quelque-chose de malsain à trouver excitant le fait d'annexer le travail des autres, sans même les avoir lus en entier. D'affubler ce qu'on a pondu ex nihilo, de références en or. Et sans même le remettre en question. Limite malhonnête.

 

Mouais.

Vous m'en voulez pas si on en revient aux fictions minimalistes et aux vignettes en minuscules ? J'y suis confortable.

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